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L’université de Limoges met la prévention des risques psychosociaux et l’organisation du travail au centre de sa politique RH

L’université de Limoges met la prévention des risques psychosociaux et l’organisation du travail au centre de sa politique RH

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Avec l'appui de l'Aract Limousin, l’université de Limoges s'est engagée dans la prévention des risques psychosociaux. Un plan d’action général doit à présent être décliné dans ses différentes entités.

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Qui ? 

Quel était le problème à régler ?  

Après la loi LRU (la loi relative aux libertés et responsabilités des universités) instaurant l’autonomie des universités, il y eu d’abord un grand chambardement administratif et financier. Cette phase digérée, l’université de Limoges a souhaité travailler sur l’organisation du travail, la qualité de vie au travail et la prévention des risques psychosociaux, « pour mener une politique RH au sein de l’université qui dépasse la simple gestion statutaire des agents », déclare Vincent Jolys, directeur général des services. Grâce au financement de la MGEN (Mutuelle générale de l'Éducation nationale), une démarche est en cours depuis 2013 pour construire, avec l’Aract Limousin, un plan d’action associant les différentes entités de l’université à tous les niveaux, le campus de Limoges englobant 1 700 personnels et 15 200 étudiants.

Qu’ont-ils fait ?  

La première étape a consisté en un diagnostic général par le biais d’un questionnaire sur les conditions de travail envoyé à tous les agents, et qui a recueilli 50 % de taux de réponse. « Cela a donné une cartographie assez détaillée de la situation, par domaine de formation et par catégorie de personnel, explique Vincent Jolys.

Si globalement celle-ci n’est pas catastrophique, des points spécifiques demandant une action ont été identifiés. » Ce diagnostic a également révélé la forte inquiétude des personnels quant à l’avenir en général et celui de l’université en particulier. « Nous avons un travail spécifique à mener pour faire partager le projet stratégique de l’université », poursuit Vincent Jolys.

Des groupes de travail ont ensuite approfondi qualitativement les questions soulevées par le questionnaire. « Nous apportions les thématiques et le groupe produisait les actions, indique Isabelle Dudognon, chargée de mission à l’Aract Limousin. Cette pratique existait peu auparavant, les gens étaient dans l’attente d’actions venant de la direction ou du ministère. Il y a une mise en mouvement très intéressante du fait de la participation active du comité de pilotage. »

Parallèlement, l’Aract a formé les managers, les membres du CHSCT et les assistants de prévention aux méthodes de prévention des RPS, en particulier à l’identification des situations de travail à risques. Un plan d’action général a été ensuite élaboré autour des axes que sont la communication interne et les relations sociales (avec l’amélioration du dialogue social, mais également le développement du sentiment d’appartenance), le pilotage et le management, ou encore la reconnaissance. Reste à présent à déployer ce plan au sein des différentes entités. « Il nous faut mobiliser l’encadrement intermédiaire pour que les actions lancées au niveau central soient relayées sur le terrain, et que l’on puisse prendre en compte les situations locales », souligne Vincent Jolys.

Pour quels effets ?  

En charge du projet sécurité et santé au travail au sein de l’université, Mylène Gérald estime qu’il y a encore des difficultés et des incompréhensions à lever, mais que « les consciences s’ouvrent à cette problématique particulière compte tenu, notamment, de l’engagement de la gouvernance ». À terme, un nouveau diagnostic permettra de mesurer les effets des actions mises en oeuvre.

« C’est une démarche intéressante, dans laquelle la direction a été moteur et le CHSCT bien associé, mais elle reste à mon avis assez complexe à mettre en oeuvre du fait de l’organisation pluridisciplinaire de l’université. Sur le terrain, il y a de fortes attentes en termes de reconnaissance, de valorisation, de clarification des missions, mais surtout de fortes difficultés liées aux contraintes budgétaires dans un contexte où les dotations de l’Etat sont en baisse. Avant la qualité de vie au travail, il y a des besoins primaires de sécurité, de mise aux normes des bâtiments, qui sont insuffisamment remplis et qui restent notre priorité. » témoigne Karine Vuillier-Devillers, ingénieur biologiste au sein de la faculté des sciences et technologies, et secrétaire du CHSCT de l’université de Limoges.

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