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Développer les échanges pour mieux transmettre les savoirs

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Cas entreprise Mecabourg

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306
Catégorie
Secteur d'activité
Effectif
Code APE
Région
Sans coopération entre salariés expérimentés et jeunes embauchés, impossible de transmettre des savoir-faire. Pour développer cette coopération, l'entreprise doit d'abord améliorer globalement les conditions de travail et mettre en place une organisation qui favorise les échanges.

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Qui ? 

Cette industrie textile a connu une croissance importante, mais le groupe subit une concurrence étrangère importante, ce qui l'a conduit à fermer plusieurs sites. L’entreprise a donc évolué vers un marché pointu, en mettant en avant un savoir-faire particulier lié à certaines machines mais aussi à une expérience du métier. Elle compte 5 sites, dont celui qui pose question.

Quel était le problème à régler ?  

Comment remplacer les départs en retraite tout en conservant les savoir-faire spécifiques liés à l'expérience ? Comment impliquer les plus jeunes dans le travail pour leur transmettre les savoirs ? Face au vieillissement de ses effectifs, l'entreprise cherche les raisons de ses difficultés à transmettre les compétences aux derniers arrivants.

Qu’ont-ils fait ?  

Les salariés les plus anciens occupent les postes à fortes compétences techniques et perçus comme les moins pénibles physiquement, en l'occurrence dans l'atelier de pliage/contrôle qui ne compte que des personnes âgées de plus de 50 ans. A l'inverse, les plus jeunes et les moins expérimentés travaillent sur le poste réputé le plus pénible, à savoir la machine de production qui regroupe les derniers arrivés dans l'entreprise, tous âgés de moins de 35 ans.


Tel est le principal constat de l'analyse démographique réalisée atelier par atelier, qui souligne le vieillissement de la population de l'entreprise : sur 36 salariés, 14 ont plus de 50 ans, et seulement 8 moins de 35 ans. Ce constat permet de poser le problème : comment organiser les coopérations entre les salariés de tous les âges et d’expériences différentes, alors que leur répartition dans l’entreprise favorise la séparation entre les jeunes et les plus anciens ?


Le problème est d'autant plus crucial que, d'une part, les parcours professionnels s'avèrent linéaires et la polyvalence peu développée, la connaissance du métier s'acquérant par l'expérience. D'autre part, l'absence de formations types et la spécificité des modes de production du site rendent difficiles les modalités d'apprentissage, tant dans leur forme que dans leur contenu. Certains savoirs sont détenus par un nombre limité de personnes qui partiront dans les prochaines années.
Certaines caractéristiques de l’activité et de l’organisation ne facilitent pas les échanges d’expériences, l’apprentissage et donc la préservation et la transmission des savoirs. Malgré leur dépendance, les différents ateliers communiquent peu entre eux. Le manque de relations au quotidien, notamment entre les machines et le pliage/contrôle, conduit parfois à des erreurs.


Diminution des effectifs due aux évolutions techniques, et au ralentissement du marché, changement des critères de qualités au contrôle, diversification des références de produits, divers facteurs ont modifié le contexte de travail. Avec une conséquence majeure : le travail est isolé sur les postes. Le bruit des machines n'arrange rien : il rend plus difficile la communication entre les salariés.


Les conditions de travail tendent donc à diminuer les coopérations dans l’entreprise ainsi que la connaissance et l’intérêt du métier, car les salariés sont souvent cantonnés sur un poste.

Avec quels effets ?  

La transmission des savoirs revêt deux dimensions :l'attractivité du métier passe par l’amélioration des conditions de travail ; l'organisation du travail doit permettre aux salariés de développer les coopérations et les transferts de compétences.

L'entreprise travaille donc dans deux directions :

- réduire la pénibilité sur l’ensemble des postes pour diversifier les parcours professionnels et favoriser l’intégration des plus récemment embauchés, afin d'éviter les parcours trop linéaires et l’isolement des postes. L’amélioration des conditions de travail doit favoriser les coopérations, donc la transmission des savoirs, tout en redonnant du sens au travail pour les plus récemment embauchés ;

- donner une meilleure connaissance du métier à chacun et le valoriser, en formalisant les modalités d’intégration et d’apprentissage.

Un groupe de travail de salariés volontaires, issus de l'ensemble des ateliers s'est constitué. Dans un premier temps, il travaille sur les modes d"apprentissage et d'intégration.

Méthodes et outils associés

Tout en soulignant la prépondérance des savoirs d’expérience acquis par la pratique, les entreprises peinent à les identifier et à les formaliser&n

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