Vous êtes ici

Aide à domicile : construire un référentiel de compétences

Bloc des outils de page

Envoyer la page par email
Cas entreprise Mecabourg

A propos

Référence
458
Catégorie
Secteur d'activité
Effectif
Code APE
Cette association d'aide à domicile présente une organisation solide et un niveau élevé de professionnalisation. Cela permet de mener une réflexion approfondie sur les pratiques professionnelles des intervenantes. Avec à la clé, la construction d'un référentiel professionnel propre à la structure.

Ajouter à ma liste de lecture

Qui ? 

Cette association intervient à domicile auprès de familles en difficulté. Les interventions sont réalisées par des techniciennes d’intervention sociale et familiale (TISF) et des auxiliaires de vie sociale (AVS). Une grande partie des salariés est en CDI à temps complet.

Face à des situations complexes et souvent difficiles, ce travail exige des compétences et un professionnalisme important du côté des intervenantes, comme des responsables d’équipe.

Quel était le problème à régler ?  

Malgré les qualifications reconnues et les parcours de formation existants, l’association souhaite mieux identifier les compétences réellement mises en œuvre, en lien avec l’organisation et les conditions de travail. Objectif : construire un référentiel professionnel propre à la structure.

Qu’ont-ils fait ?  

Depuis quelques années, la structure connaît deux évolutions notables. Du côté des familles, les situations deviennent de plus en plus complexes et les difficultés s'accumulent. Les techniciennes d’intervention sociale et familiale (TISF) et les auxiliaires de vie sociale (AVS) sont confrontées à des publics différents ; les finalités de leurs interventions changent et donc leur posture ; jusqu'aux sources de financement qui ne sont plus les mêmes.

Du côté de l’association, dans la perception des salariés, elle est passée d'un fonctionnement familial à une approche d'entreprise avec des objectifs de gestion.


Face à ces deux évolutions, même si les partenaires institutionnels reconnaissent aujourd’hui le professionnalisme de la structure, les salariés sont en quête de stabilité.



La structure est organisée par équipes, chacune référente d'un secteur géographique. Elles se côtoient peu et travaillent sur des secteurs aux caractéristiques et aux contraintes différentes (milieu urbain, rural, population, réseau partenaires).



Suite à un travail d’harmonisation de l'organisation des équipes et des pratiques managériales, le rôle de chacun semble aujourd’hui clair pour l’ensemble des salariés. Le fonctionnement est donc relativement homogène, mais les équipes sont peu perméables entre elles.


La co-existence de deux métiers (TISF et AVS) répond à des besoins différents ou complémentaires. L’évolution de l’activité permet de mieux distinguer ces deux métiers : le travail autour de la relation parent/enfant relève des TISF ; les AVS se concentrent sur les tâches plus “matérielles” comme l’entretien de la maison.


Les intervenantes mettent en avant les conditions difficiles et souvent éprouvantes dans lesquelles se déroulent les interventions. Ces conditions nécessitent un appui important de la structure, notamment psychologique, mais également en matière d'organisation.


A cet égard, le rôle des cadres de secteur s'avère déterminant : gestion des plannings, des relations avec les familles et les partenaires institutionnels ; encadrement des intervenantes impliquant une disponibilité et un niveau d’écoute élevés. Ce dernier aspect pose aujourd’hui problème, en raison de la charge de travail importante concentrée sur ces postes.



Concernant les compétences mises en œuvre, les intervenantes ont beaucoup de mal à faire abstraction des situations concrètes pour décrire leur activité ou à classer les contextes en fonction de leur difficulté. Pourquoi ? D'abord parce que chaque situation est singulière. Ensuite parce les salariées sont gênées dès lors qu'il s'agit de faire entrer un cas dans une catégorie. Enfin, parce qu'elles ont du mal à qualifier leur démarche professionnelle par rapport à des objectifs de différents ordres (registre technico-pratique, prévention à court terme, construction à moyen terme).



Quant au geste professionnel, le savoir-être est mis en avant : savoir s’adapter, écouter et échanger, mais aussi recadrer, être créatif, modeste, patient…



Tout ceci exprime un véritable besoin de mettre des mots sur des pratiques pour traduire le professionnalisme des intervenantes dans les différentes situations de travail.

Avec quels effets ?  

L’association a mis en place des groupes de travail participatifs afin de mieux appréhender la question du professionnalisme : qu'est-ce qui fait un bon professionnel, en quoi une activité est-elle difficile, quelles compétences faut-il mettre en œuvre et avec quel appui de la structure… Concrètement, ce travail est mené à partir des fiches de mission des intervenantes, d’une part, et du parcours professionnel dans la structure, d’autre part.

Il constitue une étape importante dans le processus de construction du référentiel professionnel à moyen terme.

close