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Bien-être au travail. Ferrero, ambassadeur de bonnes pratiques

Depuis plusieurs années, le groupe Ferrero France s’est inscrit dans une démarche de bien-être au travail. Parti de mesures favorisant un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, il a recentré son action sur l’activité de travail pour mener, au final, une politique d’amélioration de la qualité de vie au travail.

Quand l’exigence du bon se retrouve jusque dans la politique sociale... C’est ce qu’il semble ressortir de la politique menée par Ferrero, le fabricant italien de célèbres marques gourmandes, dont Nutella et Kinder. Installé en Normandie depuis la fin des années 1950, le groupe affiche ses ambitions jusque sur son site internet, où il déclare vouloir être « une entreprise où il fait bon vivre ».

Ainsi, sont déclinées les mesures adoptées en faveur d’un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle : une conciergerie ouverte à tous, qui assure la prise en charge de services périphériques au travail tels que le pressing, les courses ou les formalités administratives, une crèche inter-entreprises, une garderie installée dans les locaux, un miniclub enfants... Plus récemment, une augmentation des jours de congés « enfants malades » a été décidée, et cinq jours sont désormais attribués aux jeunes mamans dans les six premiers mois suivant la reprise de travail (Charte de la parentalité en 2010)...

Une prévention globale des risques

Ces différentes initiatives s’inscrivent dans la démarche globale « Ferrero, Ensemble Justement », initiée fin 2007, dont le principe consiste non seulement à améliorer le bien-être grâce à des services périphériques, mais aussi à associer les collaborateurs à l’élaboration d’une stratégie globale de qualité de vie au travail.

Un glissement qui permet de se recentrer sur le travail, avec un caractère participatif se retrouvant dans la méthodologie : ainsi, dans un premier temps, les idées d’amélioration de la vie au travail ont d’abord été recueillies via un questionnaire.

Dix « commandements » pour la qualité de vie

Puis un groupe de travail a abouti à la définition de dix engagements et d’un premier plan d’action, validé par le comité de direction, pour aboutir enfin à la définition d’actions prioritaires à mener en 2009-2010. Depuis, trois comités, incluant à chaque fois des collaborateurs volontaires, ont été mis en place afin de travailler plus précisément sur certains chantiers inscrits dans une démarche de bien-être et de prévention globale des risques.

Parmi les axes retenus figurent, outre l’équilibre vie professionnelle - vie privée, la santé et la sécurité des collaborateurs avec une évaluation des risques professionnels sur tous les sites et un bilan de santé offert à chaque salarié à partir de 45 ans –, le développement des compétences et la reconnaissance au travail, la mise en place d’une cellule sociale d’accompagnement des salariés lors de changements de vie, et aussi la sensibilisation des managers à la diversité.

Ferrero France indique aussi que, à l’issue de cette démarche, les sites de production ont bénéficié de mesures spécifiques, comme une meilleure rémunération du travail de nuit, des protections adaptées pour les postes de travail exposés au bruit, et la possibilité de reprendre un poste en journée à partir de 55 ans, avec un accompagnement pour s’adapter au changement de rythme et la perte de salaire en partie compensée par l’en- treprise. Cette dernière mesure ne semble toutefois pas avoir eu l’effet escompté : difficile pour un salarié d’abandonner une part de son salaire...

 

Caroline Delabroy, article paru dans le n°339 de la revue Travail et changement.

Crédits photo : site de Ferrero

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