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Associer les salariés à l’organisation de leur activité de travail : cela donne du sens et de l’intérêt

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Provence-Alpes-Côte d'Azur

A propos

Référence
681
Catégorie
Secteur d'activité
Code APE
Cette entreprise, du secteur des industries agro-alimentaires, est spécialisée dans la fabrication et le conditionnement d’épices et de produits d’assaisonnement. L'action a été menée sur un site spécialisé dans le conditionnement des épices avec un effectif de 130 salariés dont 40% de femmes et 60% d'hommes.

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Description 

Cette entreprise, du secteur des industries agro-alimentaires, est spécialisée dans la fabrication et le conditionnement d’épices et de produits d’assaisonnement. L'action a été menée sur un site spécialisé dans le conditionnement des épices avec un effectif de 130 salariés dont 40% de femmes et 60% d'hommes.

Demande 

Suite à :

• un taux d’absentéisme global annuel très élevé comparé à celui du reste de l’usine (17% contre 3,5%),

• à de nombreuses remarques de salariés sur des conditions de travail jugées pénibles,

• à des observations effectuées lors de la démarche d’évaluation et de prévention des risques professionnels, l’entreprise a décidé de procéder à une analyse des conditions de travail sur les postes situés au dessus des lignes de fabrication, zone de l’usine dite « la mezzanine ».

Démarche 

Un groupe projet a été mis en place dès le démarrage de l’action et comprend : l’ergonome intervenant, le responsable qualité sécurité environnement du site, l'adjoint du responsable sécurité du groupe, le chef d'équipe et trois opérateurs de la mezzanine. Le médecin du travail et le CHSCT suivent l'état d'avancement de la démarche au travers des présentations du groupe projet.



L’activité des postes sur la mezzanine consiste en l’approvisionnement en produits (épices) et en contenants (flacons, bouchons) des lignes de fabrication à l’aide de trémies. Les palettes de produits sont livrées par des caristes. Ces postes se situent donc entre les caristes, en amont, et les opérateurs de fabrication, en aval.



L’analyse de l’activité des salariés de la mezzanine a permis de mettre en exergue non seulement des éléments relatifs à la pénibilité physique de l’activité (postures adoptées, charges manipulées, ambiance thermique élevée,...), mais aussi à la charge mentale et à l’organisation du travail.

Un des points clef de l’intervention a été de mettre en avant le manque d’informations dont disposaient les salariés, du fait :

• des difficultés d’anticipation sur leur activité (« les salariés travaillent plus en réaction qu’en anticipation »),

• des difficultés de communication avec les autres salariés (caristes, opérateurs de fabrication),

• d’un manque de visibilité sur leur activité (pas d’indicateurs de production dédiés à la mezzanine, pas d’objectifs formalisés).

Globalement, ce manque d’information, couplé à la situation isolée du poste, se traduisait pour les salariés par l’expression d’un sentiment d’exclusion et d’un manque de reconnaissance de leur travail.



L’action a donc visé à renforcer le sentiment d’appartenance des salariés de la mezzanine au processus de production. Pour ce faire, de nombreuses mesures ont été mises en œuvre :

• révision des documents de transfert d’informations,

• amélioration des possibilités d’anticipation sur l’activité (affichage d’informations en temps réel, mise en place de talkie-walkies,...),

• mise en place d’un indicateur de performance dédié à la mezzanine,

• définition d’un nouveau poste de cariste permettant de faire l’interface entre les caristes et la mezzanine…



De plus, des améliorations techniques apportées au poste mezzanine, ont permis de réduire l’exposition des salariés au port de charges lourdes :

• modification d’une partie des conditionnements des matières premières grâce à un travail avec les fournisseurs,

• rajout d’un salarié lors de certaines phases d’exploitation,

• réalisation de travaux d’architecture afin d’améliorer les ambiances sonores et thermiques.

Bilan 

La mise en place d’un groupe de travail associant dès le démarrage de l’action, les salariés concernés, les concepteurs du travail et les intervenants, s’est avérée être un facteur essentiel non seulement pour la réussite de l’action, mais aussi pour la pérennisation de la dynamique de prévention des TMS au sein de l’atelier. Ce groupe perdure au sein de l’atelier et l’analyse des indicateurs a permis de montrer que le taux d’absentéisme a sensiblement baissé depuis les premières transformations.



L’action a permis de montrer l’intérêt de procéder à l’analyse de l’activité des salariés pour améliorer les conditions de travail de ces derniers.

De plus, l’appropriation de la démarche de prévention des TMS par l’entreprise a incité le groupe à intégrer cette dernière dans une démarche d’évaluation des risques professionnels plus globale.

Ainsi l’action a, entre autre, pu être reproduite sur un autre site, à l’occasion d’un projet de conception d’un nouveau poste de travail.

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