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Associer les salariés à la conception de nouveaux locaux

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Cas entreprise Mecabourg

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530
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Code APE
Ce vétérinaire profite de la construction de sa nouvelle clinique pour associer son personnel à la conception des locaux. C'est également l'occasion d'étudier les moyens d'améliorer l'organisation et les conditions de travail.

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Qui ? 

Suite à un rachat, cette clinique vétérinaire se diversifie vers les soins à tous types d'animaux domestiques et s'agrandit progressivement pour atteindre six salariés, alors que le précédent propriétaire travaillait seul. L'aménagement et l'organisation de l'entreprise commencent à poser problème pour faire face à la charge de travail.

Quel était le problème à régler ?  

Le dirigeant décide de construire une nouvelle clinique dans une zone d'activité. Un bilan financier est effectué, un maître d'oeuvre est sélectionné et plusieurs plans sont proposés. Dès le début du projet, le dirigeant informe les salariés et les sollicite pour alimenter la réflexion sur les plans proposés. Il souhaite en profiter pour prendre en compte les conditions de travail et poursuivre une démarche participative au sein de son entreprise.

Qu’ont-ils fait ?  

Optimiser l'aménagement intérieur de la nouvelle clinique, en s'appuyant sur les difficultés rencontrées dans le bâtiment actuel : tel est l’objectif de l’intervention de l’ARACT. Pour cela, un groupe de travail réunissant le dirigeant et des salariés est constitué afin de travailler sur l’implantation et l’aménagement de la nouvelle clinique en prenant en compte les questions de santé et de sécurité au travail.



La première étape consiste à caractériser les différents déplacements ainsi qu'à comparer les avantages et les inconvénients des locaux actuels ainsi que des futurs locaux d'après les plans proposés par le maître d'oeuvre. Cette analyse est complétée par la visite d’une autre clinique vétérinaire pour valider ou infirmer certaines hypothèses d’aménagements.



Deuxième étape, certaines situations de travail sont simulées sur une maquette réalisée à l'échelle. Exemples : l’arrivée en urgence d'une cliente avec un animal d’un poids important (gros chien) qui ne peut pas marcher ; l'entrée de personnes extérieures comme le livreur ou l'équarisseur… Ces simulations permettent de s'interroger sur le fonctionnement futur. Les salariés proposent de faire évoluer l’implantation des différentes salles.



Le groupe de travail passe ainsi en revue les accès (salariés, clients et animaux, livreurs ou équarrisseurs) et leur visibilité pour réduire les déplacements liés aux entrées/sorties. Il travaille sur les dimensions des allées de circulation afin de faciliter les déplacements à plusieurs ou avec du matériel (plusieurs personnes, client avec animal, transport d'un animal avec chariot). Enfin, il apprécie les zones de stockage des produits alimentaires et du matériel pour limiter les manutentions et les déplacements.


Au-delà des questions d'implantation et de logistique, c'est l'ensemble de la communication à l'intérieur de la clinique qui est passé en revue. Avec des propositions très concrètes : des temps d'échanges entre assistantes et vétérinaires sont instaurés ; une salle de repos isolée de l'accueil du public est aménagée ; un interphone est mis en place pour faciliter les échanges entre la salle de chirurgie et l'accueil, et limiter ainsi les allers-retours.


Un appui est apporté au dirigeant pour faire un retour au promoteur et discuter de la faisabilité des points soulevés par l’équipe.


A l’issue de cet accompagnement, le dirigeant a repris le pilotage du projet avec le maître d'œuvre. Les alertes sur l’importance du suivi du chantier lui ont permis de constater des écarts par rapport aux plans et de les corriger immédiatement (exemple de la salle de radio dont la configuration ne correspondait pas au plan et qui a pu être corrigée à temps).

Avec quels effets ?  

Chacun des membres de l’équipe a pris connaissance de l'état d'avancement du projet et s'est projeté dans le futur. Les salariés ont exprimé leur point de vue et leurs divergences avant de chercher un compromis.



Le dirigeant a constaté une meilleure cohésion de son équipe née du travail réalisée autour de ce projet.



Trois axes de réflexion restaient néanmoins à approfondir : la clarification de l'organisation du travail entre les assistantes et les vétérinaires ; l'évaluation des risques professionnels dans le nouveau bâtiment ; enfin les dispositions en matière de tri, de stockage et d'évacuation des déchets.

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