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Appel à contributions sur les alternatives organisationnelles et managériales

Vous avez conduit des travaux d'observation et de recherche sur les modèles alternatifs de production, de management, de gouvernance au sein des organisations ? Voire participé à la mise en place de l'un d'entre-eux ? Partagez votre retour d'expérience ou plus largement vos réflexions conceptuelles sur le sujet avec les lecteurs de La Revue des conditions de travail.

Appel à contributions sur les alternatives organisationnelles et managériales

Présentation de l'appel à projet avec Thierry Rousseau, rédacteur-en-chef de La Revue des Conditions de Travail de l'Anact.

Dans un numéro à paraître en décembre 2020, La Revue des conditions de travail s’intéressera aux alternatives organisationnelles et managériales. De quoi s’agit-il ?

« Le fonctionnement « classique » des organisations est aujourd’hui décrié et ne semble plus être mis en exemple : rigide, bureaucratique, il laisserait trop peu de place à l’expression et la prise d’initiative, briderait autonomie et innovation et entraverait la participation de chacune et chacun. En réponse à ces limites, différents modèles et pratiques s’expérimentent, se développent au sein d’entreprises classiques mais aussi dans de nouvelles configurations productives. 

Ce sont ces nouvelles façons de fonctionner que nous désignons par « alternatives organisationnelles et managériales ». Elles aspirent à mieux lier activité d’ensemble et contribution individuelle, à faire la part belle aux mécanismes collectifs de prise de décision et à instaurer une plus grande démocratie dans et hors l’entreprise. L’autonomie est davantage souhaitée que bridée et encadrée. Il est question de « liberté » et d’initiative, de partage d’un sens commun, de participation aux décisions et d’un accès égal de toutes et tous à l’information. »

Pourquoi avoir choisi ce sujet ?

« Espaces de discussions, ouverture de la gouvernance de l’entreprise (ou du collectif) à de nouveaux acteurs (salariés, partenaires mais aussi public et usager) dans une recherche de plus de démocratie, remise en question de la notion de subordination salariale… La recherche d’une meilleure performance économique et sociale est souvent à l’origine de la mise en place de modèles alternatifs de fonctionnement, mais les interrogations sont nombreuses : que devient le travail et son apport à la vie des collectifs, au fonctionnement global ? Comment est-il reconnu, valorisé et mesuré ? Comment les travailleurs sont-ils représentés et comment peuvent-ils défendre leurs droits et faire valoir leurs points de vue ? Comment les décisions se prennent-elles ? Comment assurer une meilleure délibération entre les membres d’une même communauté productive ? Quel rôle reste-t-il au management ? Comment sont mis en place ces alternatives ? Quelles difficultés rencontrent les acteurs qui les soutiennent ? Comment les rendre fonctionnelles et pérennes ? Ce sont autant de questions ouvertes qui nous ont conduit à choisir de traiter le sujet. »

Quels types de contributions attendez-vous ?

« Nous sommes tout d'abord intéressés par des retours d'expérience. Le vécu d'entreprises, petites ou grandes et des secteurs marchands ou du public, engagées dans une transformation de leurs modes de fonctionnement et de délibération (entreprise délibérée, opale, promotion de la « qualité du travail », etc.). Mais également de Scop ou structures de l'économie sociale et solidaire (ESS) qui appuient leur fonctionnement sur une plus grande participation de toutes et tous à la vie du projet d’entreprise. Sont également bienvenus les retours d'expérience de tiers-lieux et d’espaces de production autonomes (hackerspace, fablab), ces entités qui privilégient la coopération horizontale et explorent de nouvelles formes d’organisation du travail, a priori sans hiérarchie et sans prescriptions strictes du travail.

Enfin, La Revue est également ouverte à des réflexions plus générales sur le sens de ces évolutions. Des notions comme celles de salariat sans subordination, de gouvernement d’entreprise ou de cogestion pourront faire l’objet de réflexions théoriques et conceptuelles. Ce numéro souhaite donc explorer l’ensemble des facettes sociales, économiques et juridiques qui aujourd’hui sous-tend la transformation des modèles productifs et du travail. Avec l’ambition de développer une approche prospective sur ce que sera le monde du travail de demain. »

Cet appel à contribution est lancé conjointement avec l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES). Pourquoi ?

« L’Anact a déjà produit plusieurs travaux communs avec l’Ires. L’idée de cette collaboration est née au regard des recherches conduites par l’Institut sur les alternatives organisationnelles et et des travaux communs entre l'Ires et l'Anact autour du projet « Travail et Commun, travail en communs » , qui a donné lieu à une session du Transformateur Numérique en 2018, et fait l'objet d'une convention Ires-Fact en 2019-2020. »

Comment contribuer ?

« Nous invitons les personnes intéressées à télécharger l’appel à contributions complet, ainsi que nos recommandations aux auteurs. Les intentions d’articles doivent être reçues avant le 15 mai 2020 et les articles seront attendus pour le 15 octobre. La parution du numéro est prévue pour décembre 2020. »

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