Vous êtes ici

Appel à contributions « Défaut d’attractivité et difficultés de recrutement dans l’entreprise : pourquoi, que faire ? »

Appel à contributions "Travail, parcours et prévention de l'usure professionnelle"

Vous avez conduit des travaux de recherche sur le manque d'attractivité des entreprises ou été confrontés à ce problème ? L’Anact vous invite à partager vos analyses et retours d'expériences dans La Revue des conditions de travail.

Présentation de l'appel à contributions avec Thierry Rousseau, rédacteur en chef de La Revue des Conditions de Travail.

Pourquoi avoir choisi d'aborder les difficultés à attirer et fidéliser les salariés dans La Revue des conditions de travail ?

La Revue des conditions de travail de l’Anact ne pouvait manquer de consacrer un numéro à la thématique de l’attractivité. Les entreprises françaises font face à des problèmes de manque d'attractivité et de difficultés de recrutement dans certains cas. Ces enjeux ont suscité un regain d'intérêt parmi les acteurs de l'entreprise et les pouvoirs publics, notamment à partir de 2021 lorsque les démissions des salariés en CDI ont atteint un niveau significatif. Les secteurs tels que le transport, la restauration, l'hôtellerie, la santé continuent de rencontrer des difficultés de recrutement, ce qui limite leurs perspectives de développement et de croissance, en particulier pour les TPE-PME.

Ce phénomène ne peut être attribués à une seule cause, mais résulte d'une combinaison de facteurs interdépendants. Nous pouvons citer les frictions persistantes sur le marché du travail, les évolutions démographiques qui affectent l'offre et la demande de travail, les changements rapides au sein des organisations qui bousculent les compétences et les métiers, ainsi que les faibles salaires dans certains secteurs économiques.

Cela-dit, c'est un phénomène en partie structurel. L'adéquation entre les besoins des entreprises et les compétences des demandeurs d'emploi ne peut se se réaliser de manière spontanée et idéale. Elle nécessite des efforts continus et concertés des acteurs d'entreprise, du système éducatif et des autorités publiques pour faciliter l'intégration et la fidélisation des salariés.

Comment l'Anact analyse-t-elle ce phénomène ? 

Pour relever les défis de l'attractivité des entreprises et des métiers, l'Anact défend l'idée que le soin apporté à des conditions de travail de qualité est essentiel et développe des approches collectives d'entreprises sur ces sujets.  Cette approche de l'Anact est notament développé dans la publication La QVCT pour agir sur les problèmes d'attractivité et le guide Renforcer l'attractivité de l'entreprise qui propose des solutions concrètes.

Quels types de contributions sont attendues ?

Pour le prochain numéro de la Rvue, nous encourageons les contributions qui propopsent d'évaluer en profondeur les situations de manque d'attractivité, posent des diagnostics précis sur les causes des difficultés de recrutement, et présentent des pratiques et interventions visant à y remédier autant dans les entreprises, les branches professionnelles que les territoire

Les articles pourront notamment traiter des dimensions suivantes :

  • L'analyse du rôle des situations de travail dans le manque d'attractivité (pénibilité, absence de dialogue social et professionnel, intensité, etc.). 
  • Les mauvaises conditions d’emplois – horaire variable, temps partiels, etc. – qui combinés avec de faibles salaires peuvent expliquer le manque d’attractivité de certains secteurs économiques. 
  • La mobilisation des compétences dans et hors de l’entreprise, l’existence de marchés internes de promotion, le recours aux Afest, etc.
  • Les évolutions démographiques en lien avec les transformations des marchés du travail.
  • L’analyse des secteurs et des bassins d’emplois avec le rôle des acteurs territoriaux et la capacité de ceux-ci à s’emparer de la question en mobilisant les différents acteurs (formation, travail et emploi). 
  • Les investissements dans les infrastructures de transports et de logements, la question de la mobilité géographique et de ses freins.
  • L’émergence d’alternatives aux entreprises traditionnelles (ESS, Scoop, etc.).
  • Enfin, la transformation du rapport au travail et l’évolution du sens au travail qui aujourd’hui semble connaître une évolution conséquente face à des réalités perçues comme menaçantes (climat, enjeux écologiques, bullshit job, etc.).

Dans tous les cas, l’exploration et la narration d’expériences concrètes seront bienvenues. 

Comment contribuer ?

Nous invitons les personnes intéressées à prendre connaissance de l’appel à contributions et de nos recommandations aux auteurs (voir lien ci-dessous). Les intentions d’articles doivent être reçues avant le 1er juillet 2024 et les articles seront attendus pour le 1er décembre 2024. La parution du numéro est prévue pour début juillet 2025.

Une intention d’article doit comprendre un titre et un résumé d’une page maximum indiquant la problématique de l’article et la méthodologie utilisée. Après sa réception, le comité éditorial de La Revue communique sa décision aux auteurs sous une quinzaine de jours.

L’acceptation de l’intention d’article ne présume pas de l’acceptation de l’article final. Celui-ci sera évalué par deux personnes désignées par le comité éditorial. Les attentes suivantes seront privilégiées : pertinence conceptuelle par rapport à l’objet du dossier thématique de la Revue, qualité de la description du milieu de travail dans lequel l’intervention se situe, capacité de mettre en récit et de problématiser les enjeux sociaux et organisationnels issus de l’observation empirique, attention aux questions de contenus et aux controverses qui ont animé les acteurs en situations pratiques. La Revue entend plus particulièrement valoriser des approches qui relatent des expériences et/ou des tentatives de transformations du travail.

Calendrier

  • Date de lancement : 15 mai 2024.
  • Date limite de réception des intentions d’article : 1er juillet 2024.
  • Date limite de réception des articles (15 000 à 25 000 caractères espaces compris) : 1er décembre 2024.
  • Publication des articles dans le numéro 17 de La Revue des Conditions de Travail : début 2025.

En savoir plus

close