Vous êtes ici

Agir pour le maintien en emploi des seniors, c’est tout au long des parcours  !

Bloc des outils de page

Envoyer la page par email

Ajouter à ma liste de lecture

Les  débats actuels sur la réforme de retraite interrogent les conditions de l’allongement de la vie professionnelle, un thème sur lequel le réseau Anact-Aract travaille depuis une dizaine d’années. Avec une idée clé  : c’est tout au long de la vie professionnelle que se prépare l’emploi des seniors.

Agir pour le maintien en emploi des seniors

Si le taux d’emploi des seniors est en progression en France (de 46 % en 2014 à 52 % ces 5 dernière années), une partie importante des 55-64 ans n’est déjà plus en emploi à l’heure de partir en retraite, 44 % d’entre-eux sont ainsi en inactivité, au chômage, ou dans une moindre mesure en longue maladie et en invalidité. Seulement 4 % d’entre eux sont en pré-retraite ou retraite anticipée.  

L’allongement de la vie professionnelle pose inévitablement la question des conditions de maintien en emploi des seniors et de leurs conditions de travail. Le sujet est d’actualité à l’heure où certaines caractéristiques du travail connues pour être pénalisantes pour les travailleurs vieillissants sont en augmentation : travail de nuit, en horaires décalés, fortes exigences physiques, travail sous contraintes de temps, changements fréquents… 

>> Lire notre note de synthèse « Maintien en emploi des seniors »

Que font les entreprises sur ce thème  ?  

Inaptitude médicale, absentéisme, désengagement, perte de savoir-faire… les difficultés liées au maintien en emploi des seniors deviennent des sources de préoccupation dans les organisations de toute taille. Mais les freins à la mise en place de démarches permettant d’anticiper le sujet restent nombreux.  

Beaucoup d’entreprises sont concentrées sur les actions à mettre en œuvre en urgence (aménagement des postes, gestion des absences, inaptitudes…), ou sur les mesures destinées aux seuls seniors  - au risque de déplacer les problèmes d’usure chez les plus jeunes. L’absence de diagnostic, le cloisonnement des démarches (RH, d’un côté, et prévention de l’autre), la focalisation sur les facteurs de pénibilité physique au détriment de la charge mentale sont quelques limites fréquemment rencontrées. 

Prévention de l’usure  : le point de vue du réseau Anact-Aract

Les difficultés des travailleurs vieillissants ne sont pas seulement liées à l’âge. Elles sont fonction des représentations du vieillissement au travail ainsi que des options prises par les entreprises en matière de conditions de travail, de parcours professionnels, et de prévention. « Il ne faut pas attendre les dernières années de la vie professionnelle d’un salarié pour se préoccuper des questions de maintien en emploi, explique Marion Gilles, chargée de mission à l’Anact. Si aucun dispositif de prévention n’est actionné en amont, les marges de manœuvre sont alors réduites ». 

Actif auprès des entreprises et des pouvoirs publics sur le thème de l’allongement de la vie professionnelle depuis une dizaine d’années (sous l’angle de la gestion des âges, de la prévention de la pénibilité, de la désinsertion…) , le réseau Anact-Aract propose de mettre l’accent sur la prévention de l’usure tout au long des parcours professionnels : une démarche combinant mesures de type RH et de santé au travail pour agir sur les différents processus pouvant conduire à des sorties de l’emploi sous différentes formes : problèmes de santé, perte de compétences, démotivation. Plusieurs dizaines de TPE-PME issues de différents secteurs professionnels (agroalimentaire, service  à la personne, secteur médicosocial, BTP…) ont été accompagnées par le réseau Anact-Aract dans la mise en place de telles démarches. 

>> Retrouvez des témoignages et repères méthodologiques dans notre kit «  L'usure professionnelle. Comment agir pour l'éviter ».

close