Vous êtes ici

Agir en prévention du risque chimique

Bloc des outils de page

Envoyer la page par email

Ajouter à ma liste de lecture

Dans le cadre d’une recherche-action, l’Aract Nouvelle-Aquitaine a animé une démarche de prévention du risque chimique dans une PME de la métallurgie. Le partenariat avec d’autres acteurs (SST, Carsat) et le travail mené avec les salariés sur les représentations du risque ont permis de construire une prévention durable.

risque-chimique

En France, 38 % des salariés sont exposés au risque chimique dans le cadre de leur travail. Mieux comprendre comment agit cette exposition est essentiel pour mettre ne place des actions de prévention. L’intervention dans une PME (45 salariés) de la métallurgie de la région Nouvelle-Aquitaine, a démarré par un état des lieux des représentations du risque chimique par les salariés exposés (opérateurs, chef d’atelier), les délégués du personnel, le dirigeant. « La représentation du risque influe sur la prévention, le risque peut être amplifié, minimisé, considéré comme inhérent au métier. Travailler sur ces perceptions est nécessaire pour faire prendre conscience du risque chimique et de l’exposition avant d’agir. Cette construction sociale est un temps incompressible pour permettre aux acteurs de s’approprier la prévention », explique L. Vergneaux, de l’Aract Nouvelle-Aquitaine.

Une fois le diagnostic du risque établi, le choix des solutions a été réfléchi avec l’ensemble des partenaires : l'entreprise (direction et salariés), le service santé au travail (SST), la Carsat et l'Aract pour l’adapter au mieux aux possibilités de l’entreprise. Les tests par les opérateurs ont contribué à intégrer un changement de mode opératoire. Les intervenants du SST ont mesuré l’exposition aux produits chimiques pendant l’activité de travail, avec des capteurs sur les opérateurs. 

Un partenariat scientifique pluridisciplinaire

Une recherche-action, financée par la Fondation ARC, a été conduite par l’Anact, l’Aract Hauts-de-France, l’Aract Nouvelle-Aquitaine, l’Aract Corse, l’Université de Bordeaux-2 assurant son pilotage scientifique. Elle s’est appuyée sur l’analyse de 13 terrains, dans des entreprises de secteurs différents et exposés aux agents chimiques cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR). Dans chaque entreprise, l’Aract intervenait en partenariat avec le SST, la Carsat et, dans certains cas, l’Inspection du travail. Des compétences pluridisciplinaires (ergonome, sociologue, toxicologue, juriste…) ont participé aux travaux de terrain et aux travaux des COPIL : INRS, Université Lyon-1, European Trade Union Institute, Université d’Amiens, Université de Bordeaux-2.

Des résultats encourageants

L’intervention a fait prendre conscience, à tous les niveaux de l’entreprise, de la nécessité d’investir dans l’atelier. Le partenariat Aract/SST/Carsat a fait émerger les compétences sur la connaissance de produits chimiques qui ont permis de proposer des produits de substitution moins toxiques. Une aide financière de la Carsat a permis de mettre en place des solutions validée suite au diagnostic par exemple l'investissement dans des torches aspirantes dans les cabines de soudage. 

close