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3 questions sur la formation "Consultants : accompagnez le maintien en emploi des personnes atteintes de maladie chronique évolutive"

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En France, plus d'une personne active sur 10 est atteinte de maladie chronique évolutive (MCE). Compte tenu des difficultés pour aborder les questions de santé des travailleurs, l'Anact propose de prendre en compte l'impact des pathologies sur le travail, sans trahir le secret médical. Agathe Dodin, chargée d'études et formatrice à l'Anact, raconte les pourtours de notre nouvelle formation à destination des consultants en entreprise.

formation consultants mce

Où en sommes-nous aujourd'hui dans la prise en compte des maladies chroniques évolutives au travail ?

En France, environ 15 millions de personnes sont atteintes de maladies chroniques, soit près de 20 % de la population - ce qui représente 15 % de la population active. En 2050, 25 % de la population active serait concernée. Grâce aux progrès médicaux notamment, de plus en plus de personnes atteintes de maladies chroniques évolutives continuent de travailler malgré la maladie… Mais à quel prix ? Le coût, les conditions et l’impact de ces maladies au travail sont la plupart du temps méconnus.

En effet, les conséquences et les effets de ces maladies sont souvent invisibles, en particulier aux yeux des collègues de travail ou encore de la hiérarchie (en ce sens, 80% des situations de handicap sont invisibles). Les personnes touchées par une MCE ou un cancer continuant à travailler, la question du maintien durable en emploi doit être posée. Sous l’effet combiné de plusieurs facteurs, elle est d’autant plus prégnante dans le contexte actuel d’évolutions du travail et de l’emploi :

  • L’efficacité croissante des traitements, les dépistages toujours plus précoces et le vieillissement de la population active dû à l’allongement des carrières engendrent une hausse du nombre des travailleurs atteints de maladies chroniques évolutives,
  • La difficulté des entreprises à prévenir l’absentéisme et les inaptitudes fragilise leur performance,

L'approche retenue pour permettre le maintien en emploi et prévenir la désinsertion professionnelle est souvent et classiquement une approche individuelle. L'Anact propose de combiner cette approche avec une approche collective afin d'inscrire le maintien en emploi dans la durée.

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Qu'apprend-on dans la formation ?

La formation que nous dispensons donne les éléments qui permettent d'analyser une demande d'entreprise qui interviendrait sur le sujet des maladies chroniques. Elle donne également des repères juridiques. Par ailleurs, la complexité de ce sujet repose notamment sur la pluralité d’acteurs pouvant être impliqués. La formation fait le point sur ces différents acteurs et leur rôle à travers la présentation de la démarche d'accompagnement proposée par l'Anact.

Quelle est l'approche, la méthode de l'Anact à ce sujet ?

Sur ce sujet, l'Anact adopte une approche par l'organisation du travail et l'analyse des situations de travail. Compte tenu des difficultés pour aborder les questions de santé des travailleurs, se focaliser sur les situations de travail permet de traiter les impacts des pathologies dans le travail, sans trahir le secret médical ou la confidentialité des situations. En outre, notre approche permet une construction collective des actions, centrée sur les questions d’organisation, d’ambiance, d’espace, de matériel, d’effectif, de relations professionnelles et d’information.

Les problématiques du maintien en emploi, et en particulier les MCE et les cancers, ont un effet loupe sur les conditions de travail de l’ensemble des salariés. Cela devient l’affaire de toutes et de tous, et les bénéfices en seront partagés. Autrement dit, les solutions identifiées pour une personne amélioreront les conditions de travail de chacun.

Ainsi, reconnaître les déterminants de l’organisation favorisant l’insertion et le maintien en emploi conduit à s’intéresser directement aux situations de travail pour repérer les aménagements possibles tant techniques qu’organisationnels. Il s’agit donc de travailler sur le processus décisionnel en favorisant la coordination et la cohérence de tous les acteurs des sphères professionnelles et privées qui sont en lien avec le ou les salarié-e-s atteints de MCE ou de cancer.

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