Les conditions de travail ont-elles un sexe ?
Le travail n'a pas les mêmes effets sur le parcours professionnel ou la santé selon que l’on est une femme ou un homme :
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Les statistiques de la CNAM-TS montrent qu' entre 2000 et 2009, le nombre d’Accidents de Travail des femmes a augmenté de +18%, tandis que celui des hommes a diminué de - 21% durant cette même période (même si l'écart s'atténue quand on le rapporte à l'évolution du nombre de salariés et qu'en 2009 le nombre des Accidents de Travail des hommes correspond au 2/3 du total des 650 000 Accidents de Travail).
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Par ailleurs, entre 2001 et 2009, on constate que le nombre des Maladies Professionnelles des femmes, surtout des TMS, a augmenté de 148%, soit 2 fois plus vite que l'augmentation pour les hommes, qui est de 73% (en 2009, le nombre de Maladies Professionnelles des femmes correspond ainsi à la moitié du total des 45000 Maladies Professionnelle)
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58% des troubles musculosquelettiques (TMS) déclarées concernent des femmes, avec un risque d'exposition de 22% supérieur à celui des hommes. (Sumer 2003)
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Les femmes, du fait des emplois qu'elles occupent, sont plus soumises à la tension au travail que les hommes: niveau de "jobstrain" de 40% supérieur à celui des hommes (à 28 pour 20) (Sumer 2003)
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37% des femmes déclarent vivre un "mal-être" au travail, contre 24% des hommes (Samotrace 2009)
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Les femmes vivent plus fréquemment que les hommes des situations de harcèlement et de violence
Nature des emplois occupés
Ils ne sont souvent pas les mêmes pour les femmes et pour les hommes. La France, comme ses voisins européens, n’a pas encore trouvé d’équilibre dans la répartition des sexes sur le plan de l’emploi et du travail. Ainsi, en 2008, 52% des femmes actives en France se retrouvent concentrées dans 12 des 86 familles professionnelles répertoriées par l’INSEE (agent d’entretien , enseignant, employé, vendeur, aide à domicile, secrétaire, aide-soignant, infirmier, professionnels de l’action sociale, assistant maternel).
Des secteurs entiers résistent ainsi à la mixité, et des filières peinent à employer des femmes… ou des hommes. Pourquoi ? Entre autre parce que les stéréotypes associés à certains métiers (minutie, soin, relation pour les femmes – force, technique et autorité pour les homme) évoluent très peu depuis 30 ans et que les modes d’organisation ou certaines conditions de travail se révèlent sélectives voire excluantes (affectation différenciée des missions et des tâches, horaires et sous emploi, pénibilité physique, …).
Pénibilité du travail
Les conditions de travail des femmes sont autant marquées par la pénibilité physique ou mentale que celles des hommes, mais elle est moins visible : travail en relation constante avec le public, avec des personnes en situation de détresse, travail morcelé et interrompu, isolé, travail répétitif, à la chaîne, avec des postures contraignantes, exigeant une station debout ou un travail permanent sur écran.
Prendre en compte le genre dans les démarches d'amélioration des conditions de travail
Cela nécessite de :
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Diagnostiquer plus finement les situations de travail et trouver les solutions les plus appropriées pour améliorer les conditions de travail de tous les salariés
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Prendre en compte le genre dans les approches de prévention en matière de santé au travail : document unique, plans d’actions stress et RPS, seniors, temps de travail
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Instaurer l’organisation du travail, l’amélioration des conditions de travail et la santé comme un des leviers de l’égalité professionnelle (rapport de situation comparée, accords mixité, égalité …)
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Analyser le travail réel pour rendre visible les compétences des métiers, réduire les risques et pénibilités et élargir ainsi le champ des métiers proposés aux femmes et aux hommes
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