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Propreté. Coup de balai sur les horaires décalés

Publié le 09-MAY-12 par ANACT | picto imprimante Imprimer
Face à l’absentéisme de son équipe sur un site, une entreprise de nettoyage d'Ile de France a travaillé main dans la main avec son client pour trouver une nouvelle organisation. Celle-ci permet de fidéliser les salariés et d’apporter, du même coup, une prestation de meilleure qualité.
Image d'illustration de l'article

La première expérience fut concluante et, depuis, la société de nettoyage Serviclean promeut le travail en journée auprès de l’ensemble de ses donneurs d’ordres.

« En 2005, nous étions confrontés à un important turn-over, de l’ordre de 30 %, sur un effectif d’une trentaine de personnes intervenant au siège social d’un groupe de télécommunications, explique Miguel Gomes, président-directeur général, ce qui engendrait des dysfonctionnements dans la qualité des prestations ainsi que l’insatisfaction du client. Il a fallu trouver une solution. »

Dès lors, comment se réorganiser afin que les salariés soient mieux fidélisés et la prestation, de qualité ? Le travail de jour s’est vite imposé comme une réponse possible.

Une prestation repensée

« Avec le client, nous avons d’abord repensé la prestation, indique Miguel Gomes. Sur ce site, les agents travaillaient de 6 h 30 à 8 h 30. Nous avons fait le point sur les besoins prioritaires – les endroits stratégiques devant être propres quand les collaborateurs arrivent – et ceux pouvant attendre. À partir de là, nous avons pu définir une nouvelle organisation. »

Dans un second temps, la réflexion a porté sur l’aspect social. Comme le rappelle le consultant Patrice Vuidel, qui a beaucoup travaillé sur le sujet avec la Fédération des entreprises de propreté et services associés (lire l’encadré), « il ne suffit pas au donneur d’ordres de dire : “venez à présent travailler en journée” ». « Le prestataire doit, de son côté, complètement réorganiser ses équipes, poursuit-il.

On ne passe pas de façon anodine d’un temps de travail morcelé (deux heures le matin et deux heures le soir, par exemple) à un travail en continu. Cela peut impliquer de redéployer les gens. Il faut donc que le donneur d’ordres laisse du temps à l’entreprise afin qu’elle trouve une solution pour ces personnes. » Serviclean estime ainsi entre quatre et six mois la durée nécessaire pour changer d’organisation.

Des salariés valorisés

Mais à la clé, chacun semble y trouver son compte. Le donneur d’ordres, qui voit l’absentéisme diminuer et concourt au développement durable. L’entreprise de propreté, qui apporte un service de qualité et fidélise ses salariés en améliorant leurs conditions de travail.

Les salariés également, tout du moins ceux pour qui le temps partiel n’était pas choisi : le moyen de transport n’est plus un frein pour un emploi dans le secteur et le travail en journée permet de mieux concilier vie professionnelle et personnelle, outre la levée de la contrainte liée aux horaires décalés. « Ils sont aussi valorisés, car ils ne sont plus perçus comme des salariés qu’on ne veut pas voir travailler », souligne Patrice Vuidel.

Quant aux collaborateurs du client, souvent avancés comme un frein à la mise en place du nettoyage en journée, ils s’adaptent plutôt bien. « Au contraire, les éventuelles remarques peuvent se faire en direct et non plus via un cahier de liaison, observe Miguel Gomes. Il y a un plus grand respect mutuel. »

S’il convient que certains secteurs exigent, par nature, des horaires décalés – notamment dans l’industrie ou le commerce –, il affirme « qu’il n’est pas difficile de convaincre les clients ». Plus de 40 % d’entre eux sont passés en horaires de journée.

Caroline Delabroy, article paru dans le n°343 de la revue Travail et changement.

 

VIDEO. Propreté en journée : paroles d'entreprises

Retours des responsables des entreprises Serviclean et Yanet qui ont accompagné la mise en place de la propreté en journée / en continu chez leurs client. Une vidéo proposée par le site www.proprenjour.fr.

Pour en savoir plus :

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Travail et changement n°243 - Les conditions de travail dans la sous-traitance

Aujourd’hui généralisée, la sous-traitance évolue, avec le développement d’une organisation « en cascade ». Pour rendre ce système durable et assurer la qualité du travail, il est nécessaire d’articuler aspects techniques et sociaux en éclairant un paramètre essentiel : les conditions de travail.

- Tous les numéros de la revue Travail et changement
- Retour sur la conférence européenne ''Améliorer les relations donneurs d'ordres/sous-traitants dans le secteur industriel''

 

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