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Pourquoi fête-t-on le travail le 1er mai ?

Publié le 30-APR-12 par ANACT | picto imprimante Imprimer
Les premières célébrations de "fêtes du travail" remontent en France à la fin du XVIIIe siècle. Dès 1793, et pour quelques années, une date est fixée au 1er pluviôse (en janvier). Mais c'est aux États-Unis et un siècle plus tard que la commémoration actuelle prend sa source.
Image d'illustration de l'article

En 1984, dans un pays qui commence à s'industrialiser, les syndicats américains se donnent au cours d'un congrès deux ans pour imposer une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils choisissent de débuter leur action le 1er mai parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable, et que les contrats ont leur terme également ce jour-là.

C’est ainsi que le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200.000 travailleurs d’obtenir la journée de huit heures. D’autres salariés, dont les employeurs n’ont pas accepté cette revendication, entament une grève générale. Ils sont environ 340.000 dans tout le pays.

Le 3 mai 1886, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Le lendemain a lieu une marche de protestation qui fera cette fois-ci huit morts du coté des policiers.

Huit heures de travail par jour

Trois ans après ces heurts violents, la 2ème Internationale socialiste se réunit à Paris, à l'occasion du centenaire de la Révolution française et de l’exposition universelle. Elle décide de faire de chaque 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures, soit 48 heures hebdomadaires. Jusque-là, il était habituel de travailler dix ou douze heures par jour, et seul le dimanche est chômé.

Le 1er mai 1890, l'évènement est ainsi célébré dans la plupart des pays, avec des participations diverses. Mais l'année suivante, dans le Nord, en France, la manifestation de 1891 tourne à nouveau au drame : la troupe tire sur la foule des manifestants et fait neuf morts. Le 1er Mai s’enracine alors dans la tradition de lutte des ouvriers européens.

L'horizon paraît s'éclaircir après la Première Guerre mondiale. Le traité de paix signé à Versailles le 28 juin 1919 fixe dans son article 247 «l'adoption de la journée de huit heures ou de la semaine de quarante-huit heures comme but à atteindre partout où elle n'a pas encore été obtenue». En France, le 23 avril 1919, le Sénat ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant, à titre exceptionnel, une journée chômée.

Une journée chômée et payée

Dès lors, les manifestations rituelles du 1er mai ne se cantonnent plus au seul thème de la journée de 8 heures. Les revendications se diversifient. La Russie soviétique décide en 1920 de faire du 1er mai une journée chômée. L'Allemagne nazie va encore plus loin en en faisant dès 1933 une journée chômée et payée. En 1941, la France l'imitera sous l'Occupation, à l'instigation du maréchal Pétain.

En avril 1947, la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération, qui fait du 1er mai un jour férié et payé... mais pas pour autant une fête légale. Autrement dit, le 1er mai n'est toujours pas désigné officiellement comme Fête du Travail, cette appellation n'étant que coutumière.

En revanche, le 1er mai est le seul jour obligatoirement chômé pour tous les salariés. Le travail le 1er mai n'est prévu que dans les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail (hôpitaux, transports publics...).

Video : la commémoration du 1er mai à Fourmies (2011)

 

Sources : Wikipédia / herodote.net
Visuel : le 1er mai et les 8 heures vus par Grandjouan (1906)


 

 

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