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Travail et changement. Numérique et conditions de travail : les enjeux d’une transformation en marche

Réguler les usages, stimuler l'innovation, équiper les acteurs : le numéro de janvier - février - mars "Numérique et conditions de travail : les enjeux d'une transformation en marche" de Travail & Changement, est en ligne et en feuilletage gratuit.

La transition numérique n’est pas réductible à son aspect technique. Elle bouleverse l’ensemble des dimensions du travail, depuis ses organisations jusqu’à ses finalités, en passant par les manières de le réaliser et par les conditions dans lesquelles il s’exerce. Elle ouvre des perspectives de transformation sociale des rapports au travail et des organisations de travail sur la base d’un renouvellement des usages, des capacités et des relations, dont les acteurs sociaux commencent à se saisir comme enjeux de régulation collective.

Feuilleter le n°362 de Travail & Changement

L'édito

Par Hervé Lanouzière, directeur général de l'Anact.

La transition numérique a déjà son lot de lieux communs. Mais elle aura lieu, de fait, avec le foisonnement des applications possibles, leur rapidité d’implantation et l’accélération des interactions humaines qui en résultent. Côté « risques », le numérique est par conséquent plus qu’un catalyseur. Il amplifi e la transformation des organisations productives, des relations sociales, donc du travail, tant comme processus que résultat. Au risque de provoquer une frénésie « d’agir sans penser »…

Côté « opportunités », le numérique peut au contraire être un formidable outil pour penser, voire repenser nos organisations, au service de la qualité de vie au travail. Entre la promesse d’un monde forcément meilleur et la dénonciation du fatal asservissement des travailleurs aux objets connectés, l’Anact entend investir ce champ majeur en s’intéressant aux conditions de son installation, sans angélisme ni catastrophisme. En premier lieu, en questionnant la finalité et en anticipant l’usage des outils avant d’en décider une implantation irraisonnée. En second lieu, en privilégiant les démarches qui outilleront les acteurs, notamment les concepteurs et manageurs, pour faire du numérique un véritable soutien à l’activité de travail et non une contrainte.