Résumé
Depuis 2003, la CFE-CGC réalise et publie deux fois par an le "baromètre stress CFE-CGC" , un outil de veille barométrique réalisé par Opinionway. Le baromètre stress se présente sous la forme d'un questionnaire, diffusé auprès d'un panel représentatif du personnel d'encadrement.
Selon les résultats de la vague du mois de décembre 2010, près de huit cadres français sur dix estiment que leur entreprise ne se préoccupe pas de leur stress, qui ne cesse de croître. 78% des cadres affirment même que le stress n'est "pas pris en compte" dans leur entreprise (et même "pas du tout" pour 29% d'entre eux), contre 22% d'un avis contraire. La note de stress attribuée par les cadres à leur travail a atteint 6,4 sur 10, le plus haut niveau depuis sept ans, relève cette enquête. Parmi les facteurs d'anxiété au bureau, 77% des cadres indiquent que leur charge de travail est "plus lourde" et 90% se plaignent que leur employeur leur demande de "travailler trop vite".
L'enquête montre également que les cadres souffrent de "workaholisme", en particulier du fait des NTIC. La CFE-CGC envisage, comme ses homologues américains, de réclamer soit la prise en compte des heures supplémentaires, soit le droit à la déconnexion des messageries électroniques en dehors des heures de travail.
Ordinateurs portables, mobiles ou téléphones de type BlackBerry, les outils de communication électronique contraignent les cadres à "des temps de réponse toujours plus court" pour 87% d'entre eux. 84% estiment qu'ils augmentent "le volume d'information à traiter" et 80% qu'ils engendrent "un nombre croissant de tâches
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