Les partenariats du réseaux Anact à l'international
Une des tendances actuelles est la mondialisation des réseaux d’échanges. Il se constitue ainsi aujourd’hui de multiples réseaux mondiaux sur les questions de compétences, de parcours professionnels, de santé au travail, de gestion des âges, et autres.
La participation de l’Anact à plusieurs réseaux de nature associative ou institutionnelle favorise les partenariats à l’échelle internationale et surtout européenne. Outre les réalisations propres à chacun de ces réseaux, certains de ces partenaires sont à l’origine de projets transnationaux opérationnels auxquels le réseau apporte sa contribution.
Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail
L’Agence de Bilbao est un organe de l’UE gérée de manière tripartite.Elle a pour mission de fournir aux instances communautaires, aux États membres et aux milieux intéressés les informations techniques, scientifiques et économiques utiles dans le domaine de la sécurité et de la santé au travail.
L’Agence de Bilbao est un organe de l’UE gérée de manière tripartite et chargée de la collecte et la diffusion d’informations relative à la santé et sécurité au travail. Elle a constitué, depuis sa naissance en 1996 : - un réseau d’information (correspondants étrangers, coopération, partenariat) - un dispositif de collecte d’informations - des modalités de diffusion des connaissances (site internet, colloques, séminaires, semaine européenne…)
ENWHP - European Network for Workplace Health Promotion
Piloté par le BKK en Allemagne et soutenu par la Commission Européenne, le réseau ENWHP est composé d’instituts nationaux chargés de la santé et sécurité au travail, des institutions de santé publique, des Ministères de la Santé et du Travail de tous les Etats membres de l’EU, de l’EEA (European Economic Area). Ce réseau est chargé d’identifier et de diffuser des exemples de bonnes pratiques au niveau national et régional.
European Association National Productivity Center (EANPC)
Ce réseau organise des forums semestriels réunissant les directeurs de différents Instituts Nationaux (Belgique, Italie, Finlande, France, Allemagne, Pays Bas, Autriche, Bulgarie, Slovaquie, Hongrie…). Les échanges sont axés sur la question des changements socio-économiques et notamment sur les liens entre productivité, innovation, emploi et qualité du travail. Ces échanges se tiennent successivement dans chacun des pays représentés et sont accompagnés de visites d’entreprises et de rencontres avec les acteurs de la vie socio-économique locale.
L'Anact est membre de ce réseau depuis 2006.
Europen centre for the the development of vocational training (CEDEFOP)
Cedefop is the European Agency to promote the development of vocational education and training (VET) in the European Union.
To ensure economic and social development it is essential that vocational education and training meets the needs of the citizen, the labour market and society. Building on a rich tradition of VET systems in Europe, governments and social partners devise policies for modern and innovative VET, which is a key element for employment, social inclusion and the competitiveness of the EU.
Cette agence européenne traite des questions de formation
professionnelle en particulier. Elle invite régulièrement l'Anact à des
manifestations et nous a sollicité en 2007 pour produire un ouvrage sur
l’apprentissage tout au long de la vie.
Fondation européenne pour l'amélioration des conditions de vie et de travail
La Fondation mène des projets de recherche et développement, dont le but est de fournir des données et des analyses permettant d'alimenter et de soutenir le développement de la politique européenne sur les conditions de vie et de travail. Son site diffuse de l'information sur ses travaux de recherche et permet l'accès aux publications en ligne.
Depuis 2005, l'Anact est correspondant national de la Fondation pour l'Amélioration des Conditions de vie et de travail (Eurofound). A ce titre, elle réalise régulièrement pour la Fondation des analyses nationales sur des sujets relatifs aux conditions de travail. En outre, l'Anact participe régulièrement aux sessions d'échanges organisés au sein du réseau des correspondants nationaux de la Fondation, ainsi qu’aux séminaires organisés par les différents départements (conditions de travail, mutations, relations de travail) de la Fondation. L'Anact a organisé en 2007 un colloque à Paris pour présenter la quatrième enquête européenne sur les conditions de travail produite par Eurofound. En 2008, un nouveau colloque, co-organisé avec Eurofound aura pour thème les "nouveaux enjeux des conditions de travail".
Gestion des âges et apprentissage tout au long de la vie (OWLLL)
Le réseau OWLLL (Older Workers and LifeLong Learning)existe depuis 2004. Il travaille en particulier sur la gestion des âges et l’apprentissage tout au long de la vie. Financé par la commission européenne, ce réseau est animé en partenariat avec l’Agence Européenne de Tessalonique (cedefop) qui œuvre sur les questions de formation professionnelle.
Dans le cadre de ce réseau, l’Anact a participé à l’élaboration d’un
ouvrage présentant les approches nationales (Danemark, Finlande, Japon,
Australie…) de l’apprentissage tout au long de la vie.
Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité au travail (IRSST)
L’IRSST du Québec, financé par la commission de santé et de sécurité au travail (Etat), réalise des études (monographie et épidémiologie), interventions, actions collectives…visant à améliorer des conditions de travail dans les entreprises. L’IRSST œuvre sur les thèmes suivants : stress, TMS, prévention, effets des TIC sur la santé.
Le réseau Anact a régulièrement des échanges avec cet organisme québecois. Par exemple, en 2008, dans le cadre d’un colloque que nous co-organisons sur la question des troubles musculosquelletiques.
Institute of Industrial Technology (TNO)
TNO en Hollande compte 5000 salariés. Il faut préciser que seulement 180 personnes travaillent dans l’unité "Travail et Emploi" (les autres unités sont beaucoup plus importantes et oeuvrent pour la défense, ou la recherche industrielle, sur le champ de l’innovation technique) en tant que chercheurs ou consultants. L’unité "Travail et Emploi" mobilise "une approche intégrée des ressources humaines, de l’organisation et de la technologie afin de réaliser sa mission première : la création des conditions qui permettent aux salariés de travailler efficacement et en santé". De plus, une attention particulière est portée aux PME. Cette unité a quatre départements : Emploi et insertion, Productivité, Transfert de connaissances et Santé-sécurité au travail. Les thèmes traités et projets en cours sont :
La charge de travail
Les troubles musculosquelettiques (TMS)
Les nouvelles formes d’organisation (travail en équipe, organisation du travail, participation, innovation en milieu de travail, temps de travail…)
Les risques psychosociaux
Les "désordres" managériaux et "risk-management"
La gestion des âges
L’ Anact a déposé auprès de la Direction Générale du Travail un projet de partenariat avec TNO sur la question de la prévention des risques.
Les 3° journées internationales sur les mutations du travail et les pratiques d’intervention
De juillet à décembre 2010, la présidence du Conseil de l'Union européenne sera assurée par la Belgique. Dans ce cadre, l’ANACT, avec plusieurs partenaires européens, organisera en 2010 à Bruxelles les 3èmes Journées Internationales sur les Mutations du Travail et les Pratiques d’Intervention. Le thème retenu est l’amélioration de la qualité du travail et de l’emploi dans l'économie de la connaissance. Objectif : Rapprocher les travaux du monde de la recherche et les pratiques des acteurs du monde du travail (fédérations d’employeurs, syndicats, organismes gouvernementaux locaux et nationaux, experts et consultants, institutions européennes).
En lançant en mars 2000 la Stratégie de Lisbonne, le Conseil Européen entendait : "faire de l’Union européenne l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde (…) préparer une transition vers une société et une économie fondées sur la connaissance aux moyens de politiques répondant au mieux aux besoins de la société de l’information et de recherche et développement et de moderniser le modèle social européen en investissant dans les ressources humaines".
Cette nouvelle économie de la connaissance se présente comme un nouveau régime de développement où l’innovation est l’espace de motricité, les compétences et les échanges de savoirs étant les carburants requis. Ce nouveau régime adapté au monde des services, sans être une rupture avec l’ancien puisque les lois économiques restent les mêmes, crée cependant une discontinuité par rapport à une situation auparavant dominée par le secteur de l’industrie, des marqueurs comme les qualifications et la régulation par les règles de l’ancienneté dans l’entreprise. Dorénavant, les compétences, la régulation locale ou territoriale, la flexicurité, la recomposition des chaînes de valeur… seraient à la source de l’innovation et de la création de richesse. Ces transformations des conditions d’emploi et de travail ont des effets potentiels positifs (productivité, autonomie, implication) et négatifs (exclusion du marché du travail, intensification du travail, stress, désorganisation dans l’entreprise) qui exigent un renouvellement des formes de régulation sociale dans les entreprises et les territoires.
L’objectif des 3èmes Journées Internationales sur les Mutations du Travail et les Pratiques d’Intervention présenteront les résultats des travaux européens de recherche, quantitatifs et qualitatifs, sur le sujet, complétés par les approches empiriques des acteurs des entreprises et des agences gouvernementales au niveau local, national ou international (nouvelles formes d’organisation du travail, politiques institutionnelles, accords d’entreprises ou de branches, dispositifs territoriaux). Un premier cercle de participants sera composé d’organismes des pays membres du comité organisateur (Allemagne, Angleterre, Belgique, France, Pays-Bas, Québec) appuyé par des experts. Un deuxième cercle sera composé de représentants de différents consortiums et réseaux européens oeuvrant sur ces questions et dont les travaux seront présentés. Enfin, des communications seront proposées par des institutions reconnues sur le champ du travail et de l’emploi en Europe et au niveau international.
L’Anact se mobilise sur la qualité de l’emploi et du travail en Europe
Dans le cadre d’un projet partenarial d’envergure avec des organismes de recherche de la Belgique, l’Espagne, la Norvège, la Pologne, la Turquie, le Royaume-Uni, la France et le Bureau International du Travail, l’Anact se propose d’approfondir les questions de qualité de l’emploi et de qualité du travail en Europe. Sur la base d’études comparatives quantitatives et qualitatives, les objectifs du projet sont : développer une approche intégrée des dimensions objectives (caractéristiques du travail) et subjectives (satisfaction) du travail, développer une approche articulant les trajectoires professionnelles et les dynamique du marché du travail, objectiver les nouvelles formes d’emploi avec le renouvellement des rapports au travail, réconcilier l’approche de la flexicurité avec celle de la qualité de vie au travail, et développer une approche opérationnelle pour les acteurs de l’entreprise et les institutions des concepts de qualité de l’emploi et de qualité de vie au travail. Contact : Julien Pelletier (Anact)
Minimiser les coûts humains des restructurations et leurs conséquences sur le tissu économique local. Les enseignements du projet ANCOBEST
Présentation
Les enseignements d'ANCOBEST
Aravis, partenaire du projet
Documents
Le thème de la restructuration d’entreprises est, depuis longtemps, au cœur de l’actualité de la construction européenne, en raison de l’impact de l’ouverture des marchés, de l’élargissement de l’Union, des progrès technologiques, des évolutions du marché du travail et aujourd’hui, des conséquences de la crise financière. Ce sujet était au cœur du projet européen ANCOBEST, mené avec le soutien de la Commission européenne dans le cadre du programme PROGRESS, et coordonné par le RKW Competence Centre en Allemagne.
De novembre 2007 à novembre 2008, Ancobest a analysé trente cas de restructuration d’entreprises dans dix pays européens. Cette analyse montre que pour minimiser les coûts humains des restructurations et leurs conséquences sur le tissu économique local des points de vigilances s'imposent :
Anticiper, favoriser la participation à égalité de tous les acteurs concernés dans le dialogue social (partenaires sociaux mais aussi autorités publiques, sous-traitants, centres de recherche et société civile)
Gérer de façon optimale le temps nécessaire à la préparation, l’anticipation et l’accompagnement des restructurations
A ces conditions, les restructurations peuvent être envisagées, tant que faire, se peut comme des mutations bénéfiques à terme, à la fois pour les salariés, les territoires et les entreprises.
La dimension transnationale du sujet est aussi fondamentale. A titre d’exemple, le développement de l’entreprise allemande Volkswagen (secteur automobile) a permis de créer 3000 nouveaux emplois mais dix-neuf usines ont été vendues, 2300 emplois perdus et des délocalisations réalisées vers des pays à plus bas coûts de main d’œuvre. Ici se pose alors la question se pose la question de la construction de réseaux, au niveau de l’Union, qui permettent de partager les gains et les pertes.
L'analyse pointe également l'attention croissante que les entreprises accordent à la qualité des ressources humaines, qui s'impose de plus en plus comme un facteur de compétitivité. La formation, la progression continue des compétences, l’adaptation des salariés au travers de formations continues, l’analyse du marché du travail et des besoins des entreprises en main d’œuvre, la promotion de la diversité, l’activation des demandeurs d’emplois, la mise en place de cellules spécialisées représentent des défis sociétaux à relever pour l’ensemble des acteurs. Que ce soit dans une optique préventive ou lors de la gestion des coûts sociaux des restructurations, la coopération entre les secteurs privés et public est indispensable.
ARAVIS, partenaire du projet ANCOBEST
(24/03/09) Entretien avec Jérôme Bertin, responsable Equipe Mutations et Territoire d'ARAVIS
Bonjour Jérôme Bertin, pouvez-vous nous présenter Aravis en quelques mots? "ARAVIS est une association paritaire créée il y a vingt ans pour aider les PME à mieux gérer le changement. Ses domaines de compétences sont plutôt tournés vers les RH : organisation du travail, développement des compétences, santé au travail, dialogue social. Le métier d’ARAVIS est double :
Un métier de conseil qui vise plutôt à expérimenter des accompagnements innovants (sur de nouveaux sujets peu accessibles au conseil traditionnel, comme la gestion des âges ou la mixité),
Un métier de diffusion de méthodes et d’outils pour favoriser un effet démultiplicateur. Nos cibles sont ainsi les PME et ses relais (Partenaires Sociaux, Consultants, Consulaires, OPCA, etc.)
Aujourd’hui ARAVIS développe une activité d’ingénierie / assistance à maîtrise d’ouvrage pour les politiques publiques. C’est par exemple le cas pour le Conseil Régional Rhône-Alpes et sa politique territorialisée en faveur de la Sécurisation des Parcours Professionnels (dispositif SECURISE’RA). Notre projet ANCOBEST s’est d’ailleurs inscrit dans ce cadre"
L’anticipation des mutations en PME est un sujet sur lequel Aravis travaille depuis plus d'un an. Pouvez-vous nous en dire plus ? "En effet, pour le réseau Anact et Aravis, le projet Ancobest a été l’occasion de prolonger une réflexion engagée depuis plus d’une année sur la question de l’anticipation des mutations en PME. Cette réflexion s’appuyait sur différentes initiatives :
L’accompagnement d’entreprises (PME ou pas), par des actions de conseil individuel ou collectif conduites dans le réseau Anact (Aravis, Aract Franche Comté, Aract Nord-Pas-de-Calais),
L’accompagnement de dispositifs territoriaux ou de branche en région visant à aider les PME à anticiper les mutations (ingénierie de dispositifs et assistance à maîtrise d’ouvrage dans la mise en ouvre, par exemple dispositif SECURISE’RA en Région Rhône-Alpes),
L’aide à la réflexion des partenaires sociaux sur la question de l’anticipation des mutation en PME à travers différents séminaires (notamment un séminaire régional tenu en région Rhône-Alpes en décembre 2007.
La conduite d’études sur les mutations économiques, notamment en Rhône-Alpes avec l’étude sur "le dialogue social et les mutations économiques" réalisée avec 4 consultants.
Par ailleurs, ANCOBEST a été l’occasion d’un partenariat rapproché avec le Conseil Régional Rhône-Alpes avec qui nous avons organisé un séminaire en septembre 2008. Ce séminaire visait à favoriser les échanges entre acteurs du territoire (élus, techniciens, partenaires sociaux). L’une de nos conclusions de l’étude ANCOBEST pointe en effet le territoire comme un niveau pertinent de réponse aux problèmes d’anticipation des mutations et de sécurisation des parcours professionnels"
Quels enjeux ont guidé l'étude menée par Aravis dans le cadre d'Ancobest ? "Tout d'abord, il est fondamental d’étudier la question de l’anticipation et de la gestion des mutations en PME et non forcément dans toute entreprise. En effet, 93% des entreprises françaises ont moins de 10 salariés et ne possèdent pas forcément les moyens d’anticiper les changements auxquels elles sont confrontées, et de gérer les conséquences de ces changements en termes de stratégie, d’emplois, de compétences ou de réorganisation de leurs activités.
Ensuite, les mutations en PME/TPE sont des phénomènes très difficiles à anticiper ou même à percevoir certes pour les acteurs de l’entreprise, mais surtout pour les institutions publiques censées aider les PME/TPE. En effet, dans des entreprises de moins de 10 salariés, les mutations sont plus proches de phénomènes d’adaptation ou de changement continu que des phénomènes bien identifiables et connus de restructuration par exemple (avec des pertes lourdes en matière d’emplois). Pour les pouvoirs publics, ce n’est souvent qu’a posteriori, lorsque l’effet de masse rend visible les impacts sur l’emploi, que le phénomène de mutation apparaît et que des initiatives d’aide peuvent être prises – c’est à dire toujours trop tard !
Ainsi, imaginer comment aider les PME à anticiper les mutations économiques revient ainsi à réfléchir à deux niveaux :
1. Comment aider les acteurs de l’entreprise (dirigeants, représentants du personnel, salariés) par des actions de conseil appropriées,
2. Comment aider les acteurs du territoire à mieux accompagner les PME/TPE dans leurs changements (imaginer des dispositifs publics les plus adaptés aux problèmes spécifiques qui se posent aux PME de petites tailles – 10/50 salariés).
A partir des trois expériences d'entreprises choisies, l’étude ARAVIS a donc souhaité contribuer à une réflexion sur ces deux aspect : quelle aide concevoir pour les PME/TPE et quels dispositifs publics envisager pour une action efficace ? "
Quels enseignements avez vous retiré des observations conduites ? "Les enseignements sont issus du travail d’une équipe de trois personnes dont Colette Desbois et Gérard Paljkovic d'Aravis. Plusieurs conclusions se sont dégagées :
Anticiper les mutations ne veut pas dire prévoir, mais développer la capacité des PME à gérer de façon positive les crises. Par façon positive, on entend engager des actions non pas tant défensives (compétition par réduction des coûts incluant des licenciements, plus ou moins négociés avec les partenaires sociaux), qu’offensives, c’est-à-dire reposant principalement sur une stratégie de développement (nouveaux couples produits/marchés ou services, amélioration de la performance productive, adaptation des compétences).
Les actions de soutien à mettre en place par les pouvoirs publics doivent donc se concentrer sur ce volet. Deux orientations peuvent être données à ces actions : au niveau de la PME, aide à l’amélioration des pratiques de management de façon à permettre aux dirigeants de définir une stratégie adaptée et à la faire portée de façon participative (gestion participative du changement visant le développement des compétences et l’adaptation des organisations de travail) ; au niveau des acteurs institutionnels, développement de réseaux d’expertise et de compétences pour faire émerger un conseil de qualité et pour aider l’entreprise dans la réalisation de sa stratégie (coordonner sur le territoire les différentes aides existantes : aide à l’investissement, aide à l’exportation, aide à la formation, etc.).
Développer des politiques de flexisécurité pour les salariés ne pouvant éviter les licenciements : concevoir des actions d’aide à la sécurisation des parcours (non plus l’emploi à vie dans une entreprise, mais des emplois cohérents sur un territoire). Dans ce cadre, aider l’établissement d’un dialogue social territorial qui permette de gérer les problèmes d’emploi, de conventions collectives, etc."
Le Ministère du Travail du Québec, outre sa fonction de régulation, réalise un travail de veille sur les innovations en milieu de travail et publie plusieurs guides pratiques sur des thèmes comme le travail en équipes semi-autonomes, le transfert de connaissance, la conciliation travail/hors travail, le dialogue social, etc.
L'Organisation internationale du travail (OIT) est une institution tripartite spécialisée de l'ONU qui rassemble gouvernements, employeurs et travailleurs de ses Etats membres dans une action commune pour promouvoir le travail décent à travers le monde. Son siège est à Genève, en Suisse.
Suite à des prises de contacts en 2006 avec le responsable du service
des conditions du Bureau International du Travail (BIT) à Genève et son équipe, le BIT participe à des séminaires organisés par l'Anact et la sollicite
dorénavant pour réaliser des formations dans son siège de Turin (ITA) et/ou à Genève (SUI).
Projet partenarial avec la Belgique sur les transfert des savoirs d’expérience
(27/03/09) Le vieillissement de la population active confronte les entreprises à un double défi : faciliter le maintien dans l'emploi des salariés de plus de 55 ans et conserver les compétences stratégiques dont elles ont besoin, et qui sont souvent détenues par les salariés les plus expérimentés. Un premier niveau de réponse peut être apporté par le développement de la coopération entre les générations et la mise en place de démarches visant à identifier et à transférer les savoirs d'expériences. Cependant, encore très peu d'entreprises investissent le sujet ou le font souvent dans l’urgence et sans démarche spécifique.
Afin de promouvoir ces approches auprès des entreprises et de les outiller, l'Anact et trois Aracts viennent de déposer un projet européen (FSE racine 2009) en partenariat avec la Fondation Travail Université de Belgique
Entretien avec Patrick Conjard, chargé de mission au département Compétences, Travail, Emploi (Anact)
En quoi le transfert des savoirs d'expérience représente un défi pour les entreprises en matière de qualité de vie au travail ?
"Tout au long de notre parcours professionnel nous sommes confrontés à des situations de travail complexes. Nous développons à cette occasion des compétences spécifiques que l'on peut qualifier de savoirs d'expériences. Ces savoirs d'expériences sont très implicites et peu formalisées, ils correspondent à des savoir-faire ou "tours de main" mobilisés par le salarié pour faire face efficacement aux situations de travail rencontrées. Le maintien dans les organisations de ces compétences est aujourd'hui un enjeu important pour les entreprises confrontées à des départs en retraite importants. Au-delà d'enjeux de performance, ces savoirs d'expérience permettent aussi aux salariés d'agir en préservant sa santé, en adoptant les attitudes et comportements adaptés à la situation rencontrée. Développer le transfert des savoirs d'expérience contribue également à valoriser le travail des seniors et à faciliter les coopération inter- générationnelles. Ainsi, reconnaître et développer des pratiques de transmission des savoirs d'expérience c'est s'inscrire dans une double perspective : améliorer la performance améliorer les conditions de travail"
Quelles sont les difficultés rencontrées par les entreprises pour identifier et transmettre ces savoirs d'expérience ?
"La première difficulté renvoie au repérage de ces compétences clés. Cette identification s’avère parfois d’autant plus difficile que l’expertise des professionnels en partance est opaque, tant pour les organisations que pour les acteurs eux-mêmes. Par ailleurs, les entreprises se contentent trop souvent de désigner les acteurs concernés : le tutoré et le tuteur, sans mettre en place de démarche spécifique. Charge donc au tuteur d'assurer tant bien que mal, dans un environnement de travail parfois contraignant (faible disponibilité, exigence de production, qualité, etc.), le transfert de ses compétences. Pour l'expert, "les choses vont de soi", il ne pense donc pas forcément à les expliquer. Du point de vue du tutoré, la perspective de développer ses compétences est a priori réjouissante. Cependant, toutes les conditions ne sont pas toujours réunies pour aller dans ce sens. En fait, la question est moins de savoir comment transmettre les compétences (au sens où il s’agirait de les "déverser") que de savoir comment favoriser leur production ou leur transformation (permettre à l’apprenant de construire ses compétences). Cela est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit de développer des savoir-faire d’expérience.
Quelles sont les facteurs clé de réussites de ces démarches ?
"Il faut créer un environnement de travail qui soit favorable à l'acquisition et à la transmission des savoirs d'expérience. Cela passe par une ingénierie de la formation en situation de travail et l'élaboration collective de plans d’action. Les démarches conduites en entreprise par le réseau Anact ont permis d'identifier deux facteurs clés de réussite :
La mobilisation des acteurs internes
Quel que soit le soin apporté à la démarche, celle-ci repose sur l’engagement d’individus, et donc sur les conditions qui favorisent cette mobilisation. Ces conditions s’inscrivent principalement dans les politiques et pratiques de reconnaissance des entreprises. L’implication de la direction, l’identification préalable des enjeux individuels des transférants et des transférés, l’identification des savoir-faire d’expérience de manière collective, la clarification des attendus et contributions de chacun…font partie de ces facteurs favorables aux engagements individuels
Les situations de travail, réelles, aménagées ou simulées
Les savoir-faire d’expérience ne pouvant s’acquérir qu’en situation de travail, il est déterminant de bien identifier ces dernières Elles peuvent alors être utilisées à des fins pédagogiques dans le cadre d'une démarche de transfert des savoirs d'expérience. L'apprenant doit être placé en situation d’analyser et de résoudre des situations problèmes avec son tuteur, et plus largement avec le collectif de travail auquel il appartient. Certaines modalités d’organisation du travail et pratiques de management sont plus propices que d’autres à la mise en œuvre de ce type de démarche."
Le réseau Anact travaille en partenariat avec la Fondation Travail Université de Belgique sur ces questions. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette coopération ?
"Afin de promouvoir ces démarches auprès des entreprises, le réseau Anact engage un projet partenarial avec la Fondation Travail Université de Belgique. Ce projet prévoit, d'ici à 2010, des temps d’échanges, des voyages d’étude dans des entreprises européennes, et la réalisation d'un état des lieux des travaux sur la construction et la transmission des savoirs d’expériences. Autant d'actions qui permettront de dégager des points de repères méthodologiques pour outiller les entreprises qui souhaiteraient s'engager dans ces démarches".
Quelle qualité de vie au travail en Europe pour la décennie 2010 ?
Introduction
Introduction
A review
Communications
Photos
"Quelle qualité de vie au travail en Europe pour la décennie 2010 ?"
Dans le cadre de la Présidence Française du Conseil de l’Union Européenne, l’ANACT et la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail ont organisé une conférence « Quelle qualité de vie au travail en Europe pour la décennie 2010 ?» les 2 et 3 octobre 2008 à Lyon.
Des experts et acteurs de l’entreprises français et européens ont échangé autour d'études et de cas d’entreprises, issus des différents pays de l’Union, lors d'une séance plénière et dans quatre ateliers thématiques :
1. Quels processus de construction de la santé dans une économie de service ?
2. Quelles organisations du travail et quelles compétences dans une économie de la connaissance ?
3. Comment sécuriser et adapter les parcours tout au long de la vie ?
4. Quels leviers d’action pour rendre le travail plus attractif ?
"Quality of work in Europe : 2010 and beyond?"
Under the auspices of the French Presidency of the Council of the European Union, ANACT and Eurofound organised a conference "Quality of work in Europe : 2010 and beyond ?" on October 2 and 3 2008 in Lyons.
Experts and practitioners debated on studies and best practices, from different EU countries, in a plenary session and four thematic workshops :
1. How can occupational health and wellbeing be maintained in a service economy?
2. What types of work organisation and competencies are needed in a knowledge economy?
3. Career development over the life course: how can it best be ensured and adapted?
4. What policies are needed to make work more attractive?
Colloque international : quelle qualité de vie au travail pour la décennie 2010 ?
La Fondation Européenne et l’Anact organisaient conjointement un colloque international à Lyon les 2-3 octobre 2008. Plusieurs experts et praticiens européens sont venus débattre des pistes d’amélioration de la qualité de vie au travail pour la prochaine décennie.
On peut d’abord relever trois points saillants dans la manière dont la question fut abordée :
La volonté d’ouvrir les cadres d’analyse habituels (RH, santé, compétence, gestion…) pour adopter des perspectives transversales qui articulent, par exemple, la transformation des chaînes de valeur et l’évolution des métiers ; l’évolution du management et les changement dans le travail ; la sécurisation des parcours et l’exigence de flexibilité ; etc.
La prise en compte des dynamiques et des transformations sur la durée via la mobilisation des notions de carrières, de trajectoires et de parcours de vie articulant à la fois les questions de compétences et de santé au travail ;
La mobilisation d’études comparatives européennes permettant à la fois de situer la France en regard des pratiques d’amélioration de vie au travail et de percevoir si les pays d’Europe convergent ou divergent sur ces questions du travail.
De façon totalement arbitraire, ou subjective, je reprends quelques-uns des constats fait durant ce colloque :
Les Français "aiment" le travail : L’analyse de données d’enquêtes françaises et européennes montre que les Français entretiennent un rapport singulier au travail. Plus que les autres Européens, les Français déclarent que le travail est très important dans leur vie, mais plus que les autres ils souhaitent que le travail prenne moins de place.
La "société de la connaissance" n’atteint pas l’entreprise : Le discours sur l’économie de la connaissance, et l’importance accordée aux travailleurs du savoir (managers, ingénieurs, concepteurs…), apparaît surtout rhétorique tant les pratiques RH des entreprises ne semblent pas adapter à la construction de nouvelles professionnalités favorisant la création et la diffusion des savoirs.
La crise financière affaiblit la légitimité managériale: Le rôle des managers et la manière dont les écoles de gestion les forment n’ont-ils pas quelque chose à voir dans la production de normes de comportements essentiellement orientées vers la valorisation des stock-options et minant la confiance du public et des salariés envers le management et les entreprises ?
Les inégalités hommes femmes perdurent en Europe : 80% des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes ; ils restent toujours difficiles pour les femmes d’occuper des fonctions de management ; les femmes managers encadrent surtout d’autres femmes ; les femmes travaillent plus que les hommes (cumul travail à la maison et salariat)…
Les différences nationales restent étonnantes : Moins de 40% des entreprises suédoises imposent les horaires de travail contre 60% des entreprises françaises et 80% des entreprises roumaines…
L’atteinte de l’équilibre vie au travail et vie privée se complique : À court terme: l'exigence de flexibilité donne lieu à des arrangements ponctuels, souvent individuels. À plus long terme: les exigences du travail interfèrent avec les choix personnels (construction d'une famille, partage des rôles dans les couples, renoncements, etc.) et fragilisent les modèles familiaux.
La qualité du travail et de l’emploi varie selon les formes d’organisation du travail: elle est bien meilleure dans les organisations apprenantes que dans les organisations en lean production et les organisations tayloriennes.
Voilà des constats, parmi beaucoup d’autres, qui ouvrent des pistes à amélioration pour les prochaines années : égalité au travail, évolution du management, organisation orientée apprentissage, transformation du sens du travail, équilibre travail-famille, etc.
Par Julien Pelletier, Responsable Veille et Prospective Internationale (Anact)
Tips : Click on the titles to view slideshows. Enjoy in full screen by clicking on the board icon. All slideshows can be downloaded here as a .zip package(38Mo).
The Plenary session
Workshop 1 : How can occupational health and wellbeing be maintained in a service economy?
Workshop 2 : What types of work organisation and competencies are needed in a knowledge economy?
Workshop 3 : Career development over the life course: how can it best be ensured and adapted?
Workshop 4 : What policies are needed to make work more attractive?
Retours sur la 3ème conférence CIST sur les facteurs psychosociaux au travail
La 3ème conférence internationale sur les facteurs psychosociaux au travail s'est tenue à Québec du 2 au 4 septembre 2008. Jack Bernon et Philippe Douillet de l'Anact ont présenté une approche des risques psychosociaux au travers des concepts de tensions et de régulation. Cette communication visait à promouvoir le passage d'une lecture interindividuelle à une approche collective et organisationnelle des phénomènes de stress au travail.
Les risques psychosociaux au coeur des préoccupations sur la santé au travail
Organisée à Québec du 2 au 4 septembre 2008 par la Commission internationale de la santé au travail (CIST), avec l’appui des organismes de recherche et de prévention du Québec, cette conférence s'est déroulé dans un contexte marqué par une préoccupation de plus en plus importante pour le thème des facteurs psychosociaux. C'était en effet le 3ème événement de cette ampleur organisé par la CIST sur ce thème, après celui de Copenhague (Danemark) en 1998 qui avait ouvert le sujet à un niveau international, et Okayama (Japon) en 2005.
Cette conférence CIST s'affirme comme un rendez-vous incontournable d'actualité sur les questions de santé au travail et particulièrement de stress et de violence. Cette édition 2008 a rassemblé environ 400 participants autour de 370 communications de chercheurs de 46 pays différents autour du thème "Les facteurs psychosociaux au travail : de la connaissance à l’action".
Une approche psychosociale prédominante
Le programme s'est articulé autour de quatre conférences thématiques : les interventions préventives (Tage Kristensen du Danemark) ; la gestion des incapacités et le retour au travail (Stale Einarsen de Norvège) ; le harcèlement psychologique au travail (Karen Nieuwenhuijsen des Pays-Bas) et les politiques publiques sur la santé mentale au travail (Katherine Lippel du Canada). Ces thématiques prioritaires se déclinant ensuite au travers de symposiums et de présentations orales.
L'Anact représentée par Jack Bernon, responsable du département Santé et Travail et Philippe Douillet, copilote du projet risques psychosociaux du réseau Anact, a présenté son approche des risques psychosociaux au travers des concepts de tensions et de régulation. Cette communication visait à montrer la dynamique opérationnelle pour la mobilisation des acteurs dans l'entreprise et promouvoir le passage d'une lecture interindividuelle des situation à une approche collective et organisationnelle.
D'une manière générale, le contenu des communications a révélé la prédominance d'une approche psychosociale dans la description des phénomènes de risques psychosociaux et d’atteintes à la santé mentale, accompagnée d'une approche plutôt statistique pour valider ou corriger à la marge les variables des grands modèles selon les contextes. On peut ainsi regretter la faible représentation d’une approche explicative des causes, qui vise à mieux comprendre les liens entre apparition des phénomènes de stress et de violence au travail et évolutions du travail, des organisations et des modes de management.
Pour autant, de nombreuses interventions ont souligné la nécessité de combiner les niveaux de prévention primaire, secondaire et tertiaire et confirmé l’importance d’agir sur les facteurs organisationnels. L’importance des variables des grands modèles du stress (modèle de Karasek notamment) a également été affirmée, et notamment le rôle du soutien social dans de très nombreuses situations.
On notera que de nombreuses communications ont porté sur les phénomènes particuliers de violence, de harcèlement et d'intimidation, mais là encore avec une approche plutôt descriptive et peu explicative des causes. Ici aussi, les présentations étaient plus centrées sur les mécanismes de prévention secondaire (réflexions autour des processus de traitement des plaintes et de nombreux retours d'expériences de médiation individuelles) et tertiaire (retour au travail de victimes de harcèlement) . L'intervention en entreprise sur des problèmes de risques psychosociaux et la difficulté d'évaluer les actions conduites ont également été au coeur des échanges.
Au final, le sujet des risques psychosociaux est bien confirmé comme une préoccupation majeure de santé au travail (et de santé publique) pour les années à venir. Il ne ressort pas de ce congrès de différence notable entre les situations des pays les plus en avance sur le sujet : ni sur les types de problèmes rencontrés, ni sur l'avancée des connaissances. La France paraîtrait même plus riche dans la diversité de ses approches avec, peut être, la contrepartie d'une difficulté plus grande dans la construction d'une approche coordonnée.
Si ce panorama des approches internationales confirme l'importance du problème des risques psychosociaux et des connaissances déjà disponibles, il reste beaucoup à faire pour développer la prévention avec des actions permettant de travailler plus durablement les causes organisationnelles. Bref, beaucoup de travail devant nous pour la recherche et surtout l'intervention pour prouver que la prévention est possible et efficace. Rendez-vous est pris pour la 4ème conférence qui se tiendra dès 2010 à Amsterdam (Pays-Bas) !
Ce réseau, plus ou moins formel, regroupe les pays francophones d’Europe et le Canada. Au programme : sessions d'échanges, séminaires et colloques sur les TMS au travail, leurs causes et les manières d’y remédier. Ce réseau est un réel espace d’échanges de pratiques. Il organisera, en collaboration avec l’IRSST du Québec et l’Anact, un colloque en juin 2008 à Montréal.
L'Anact, en collaboration avec l’IRSST du Québec, a co-organisé avec ce réseau un colloque en juin 2008 à Montréal.
The Center on Aging and Work / Workplace Flexibility
Le "Center of Aging & Work" est un centre de recherche, créé il y a deux ans, spécialisé sur le vieillissement et le travail. au Boston College et financé par la fondation Sloan (lobby AARP des retraités aux Etats-Unis). Il réalise des enquêtes quantitatives et qualitatives sur les représentations des salariés, sur les conditions d’emploi des âgés et les pratiques des entreprises sur ce sujet. Le centre met l’accent en particulier sur les pratiques comme la deuxième carrière, la flexibilité temporelle (temps partiel, horaires variables ou à la carte, télétravail à distance, retraite progressive…) et la mobilité professionnelle. La question de l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée est omniprésente dans leurs réflexions.
Plusieurs modalités de coopérations avec l'Anact (études et publications) sont envisagées pour l'année 2009
Un facteur de compétitivité sous-estimé des PME : la connaissance de leur activité de travail.
L’ANACT positionne l’innovation participative dans les entreprises comme facteur de développement des conditions de travail et de la performance. Du 24 au 26 septembre 2008, s’est tenu à Rome le colloque "The european workplace participation forum : new ways to effective forms of worker participation" organisé par l’Instituto Per il Lavoro, avec le soutien de la Commission européenne.
Le forum a réuni plus de 150 personnes des pays de l’union européenne : chercheurs, praticiens d’entreprises, représentants des institutions étatiques ou européennes, représentants syndicaux… 3 jours de séances plénières et d’ateliers pendant lesquels a été dressé un panorama des formes de participations dans l’entreprise au regard des enjeux de santé, de sécurité, de développement des compétences et de performance. Au delà des pratiques et des études exposées sur la question de la participation des salariés au sein des organisations, il s’agissait aussi de préparer les fondements d’une discussion européenne sur les formes institutionnelles de la participation entre les différents pays de l’union.
Romain Chevallet, chargé de mission à l'Anact, a présenté à cette occasion les résultats de travaux sur la question de la participation des salariés dans les projets d’investissements en PME, et proposé des pistes d’actions concrètes aux politiques publiques pour mobiliser un facteur de compétitivité sous estimé des PME : la connaissance de leur activité de travail.
Une initiative paritaire d’amélioration des conditions de travail dans le secteur minier roumain (inpact)
Octobre 2006, un représentant du Ministère roumain de l’Économie participait à une rencontre organisée à Lyon par l’Anact. A la suite de ces échanges, le ministère roumain a entamé une réflexion, puis sollicité l'Anact sur la faisabilité d’initiatives ayant, comme le réseau Anact en France, vocation à renforcer le management et l’organisation travail, pour améliorer à la fois la qualité de vie au travail des salariés et la performance des entreprises. Dans le cadre d'une convention de coopération internationale, l'Anact a ainsi accompagné de janvier à septembre 2008 le ministère roumain dans une étude de faisabilité, en prenant comme objet le secteur minier et énergétique.
L'étude de faisabilité
Octobre 2006, un représentant du Ministère roumain de l’Économie participait à une rencontre organisée à Lyon par l’Anact. A la suite de ces échanges, le ministère roumain a entamé une réflexion, puis sollicitée l'Anact sur la faisabilité d’initiatives ayant, comme le réseau Anact en France, vocation à renforcer le management et l’organisation travail, pour améliorer à la fois la qualité de vie au travail des salariés et la performance des entreprises. Dans le cadre d'une convention de coopération internationale signée en décembre 2007, l'Anact a accompagné le ministère roumain dans une étude de faisabilité, en prenant comme objet le secteur minier et énergétique.
De janvier à septembre 2008, cette mission de coopération a permis :
aux acteurs roumains de mieux s’approprier collectivement les conditions de réussite d’une action concertée d’amélioration des conditions de travail et de la qualité de vie au travail.
à l'Anact de mieux identifier les enjeux liés à l’amélioration des conditions de travail dans le secteur minier et énergétique roumain ainsi que la place des différents acteurs dans ce domaine.
Bilan et perspectives
Au mois de septembre 2008, les partenaires sociaux du secteur minier et les représentants du ministère de l’économie roumain ont concluent à l’intérêt de la poursuite d’une action d’amélioration des conditions de travail dans le cadre énoncé, portée par une structure déjà existante l’Association Professionnelle Minière de Roumanie (APMR).
Dans le cadre d’une nouvelle convention entre l'Anact et L'APMR, qui pourrait s’étaler de juin 2009 à fin 2010, les partenaires souhaiteraient ainsi concrétiser deux propositions d’action : la mise en place d’un baromètre social sur les conditions de travail et une action en matière d’organisation du temps de travail.
Un baromètre social sur les conditions de travail du secteur minier roumain Il s’agirait de mesurer non pas les conditions objectives de travail, mais la satisfaction subjective des salariés sur les différentes dimensions de leurs conditions de travail. Objectifs : enclancher au niveau de l’ensemble du secteur minier un débat sur la représentation des salariés en matière de conditions de travail afin de préparer les phases ultérieures de l’INPACT, permettre la prise d’initiative au niveau de chacune des entreprises, donner aux acteurs un outil d’évaluation de l’impact des actions menées sur la satisfaction au travail des salariés.
Une action en matière d’organisation du temps de travail Lors des échanges, les question de l’organisation du temps de travail et du besoin de flexibilité ont été évoqués tant par les représentants des salariés que par les directions d'entreprises. Ce serait une porte d’entrée particulièrement intéressante pour aborder l’imbrication des enjeux de performance et de qualité de vie au travail. Une action collective sous forme de formation-action pourrait être mise en place, comportant des phases collectives et des phases individuelles sur la base bien entendu du volontariat des entreprises.
En complément de ces deux propositions d'actions les partenaires ont retenu la nécessité de travailler sur la réduction de l'absentéisme dans ce secteur.
Zoom sur les 2èmes journées d'études internationales sur le travail et les pratiques d'intervention
L'Anact, en partenariat avec le gouvernement du Québec et le département des relations industrielles de l’Université Laval, organisait du 27 au 29 août 2008 les 2èmes journées d'études internationales sur le travail et les pratiques d'intervention. Cette édition 2008 a réuni à Québec 14 pays participants, 50 conférenciers et près de 300 participants autour du thème : Regards croisés sur les mutations du travail.
L'Anact, en partenariat avec le gouvernement du Québec et le département des relations industrielles de l’Université Laval, organisait du 27 au 29 août 2008 les 2èmes journées d'études internationales sur le travail et les pratiques d'intervention. Cette édition 2008 a réuni à Québec 14 pays participants, 50 conférenciers et près de 300 participants autour du thème : Regards croisés sur les mutations du travail. Chercheurs, syndicalistes, DRH et consultants ont ainsi débattu des questions de restructurations, de santé au travail, de parcours professionnels et de réorganisation dans les secteurs privés et publics.
De multiples expériences, pratiques et dispositifs ont été présentés et ont permis des échanges fructueux : pratiques soutenant la construction des parcours professionnels, dispositifs territoriaux d’anticipation des restructurations, stratégies de prévention des risques psychosociaux, etc.
Ces actions concrètes sont autant de sources d'enseignement et d’inspiration. Par ailleurs, un ouvrage regroupant plusieurs "paroles d’experts" internationaux sur ces sujets sera également publié début 2009.