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Les assistantes, éternelles oubliées de la formation ?

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Une enquête de la Cegos montre des assistantes plutôt satisfaites de leur entreprise, motivées, adaptables et désireuses de stabilité. Appréciant les relations avec leur manager et l'ambiance de travail, elles signalent comme points noirs la rémunération, les possibilités d’évolution et l’accès à la formation.

L’Observatoire Cegos a mené en 2012, en partenariat avec le magazine en ligne Kalligo.com et l’association European Management Assistants (EUMA), une enquête nationale auprès de 1.061 assistants et assistantes des secteurs public et privé. Un échantillon composé à 98% de femmes.

L'enquête montre des assistantes globalement satisfaites de leur entreprise. Avec 64%, leur niveau de satisfaction globale est comparable à celui de l’ensemble des salariés. 62% se déclarent fières de travailler dans leur entreprise et 59% en partagent les valeurs et l’éthique, des réponses plus favorables que celles de l’ensemble des salariés.

Des conditions matérielles satisfaisantes

Interrogées sur leurs conditions matérielles de travail, les assistantes sont majoritairement satisfaites. Notamment pour ce qui concerne les équipements, les horaires et l’espace de travail. Le bât blesse néanmoins sur deux sujets : la qualité de l'environnement de travail (site, transports,...), et les services et aides proposés au personnel (crèche, C.E., sport,...).

Une forte implication

Les assistantes se déclarent également plus impliquées dans leur travail que l’ensemble des salariés (85% contre 79%) et légèrement plus motivées (61% contre 65%). Pourtant, leur emploi correspond moins à leurs aspirations professionnelles (47% contre 56%). Elles sont très majoritairement confiantes dans leur capacité d’adaptation (83% contre 72%). Une confiance qui se manifeste enquête après enquête, rappelle la Cégos.

Elles font preuve d’un grand désir de stabilité, tant dans leur entreprise (71% souhaitent y rester), que dans leur métier (31% souhaitent rester dans le poste actuel et 45% dans la même filière métier).

Le regard sur l'organisation et la performance

Leur regard sur l'organisation et la performance de l'entreprise est également riche d'enseignement. Les assistantes sont ainsi 66% à percevoir les méthodes et procédures comme efficaces. Bien que l’organisation du service permette un travail de qualité (57%), celle de l’entreprise dans son ensemble n’est jugée efficace que dans 38% des cas et inefficace dans 25% des cas. En cause, les effectifs alloués (43%), la répartition de la charge de travail (36%) et l’organisation (38%).

La qualité des relations de travail

L'enquête 2012 confirme les résultats des enquêtes précédentes : les assistantes entretiennent de bonnes relations avec leur manager (74%). Ce manager leur laisse de l’autonomie (82% contre 72% pour l’ensemble des salariés) et reconnait leur contribution à la performance de l’entreprise (62% contre 56%). Il sait manifester sa confiance (70% des cas) et est ouvert aux suggestions (65% des cas).

Les relations avec leurs collègues sont globalement bonnes (88%). Elles se sentent écoutées et respectées par leurs collègues, mais un peu moins que l’ensemble des salariés (69% contre 78%).

La rémunération, la formation et les possibilités d’évolution comme points noirs

Le système de rémunération global n’est perçu comme satisfaisant que pour une assistante sur trois. Si près d’une assistante sur deux juge que son salaire est correct au regard du marché, elles sont moins d’un quart à juger les rémunérations équitables.

Elles considèrent aussi que leur entreprise leur donne peu la possibilité de progresser en compétences, les demandes d’évolution de carrières n'étant prises en compte que dans un tiers des cas. Seules 29% pensent avoir des perspectives d’avenir dans leur entreprise.

Les réponses concernant les possibilité de formation laissent à penser que les assistantes sont les éternelles oubliées de la formation :

  • moins d’une sur deux estime avoir accès aux formations nécessaires à son travail,
  • 43% seulement jugent les évolutions techniques suffisamment accompagnées
  • 36% ont accès à des formations de développement personnel, contre 44% pour l’ensemble des salariés.

La synthèse de l'enquête

note: Méthodologie

L’enquête nationale de l'Observatoire Cegos a été mené aux mois de février et mars 2012, par internet, auprès de 1.061 assistants et assistantes des secteurs public et privé. Les hommes représentant à peine 2% de cet échantillon, la Cegos utilise donc exclusivement le mot « assistantes »pour qualifier cette population.

Pour aller plus loin :

- Télécharger l'enquête de la Cegos "Quel climat social chez les assistantes en 2012 ?"
- Accès au site de la Cegos