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Le « tiers-lieu », nouvel espace de travail

Une étude sur le thème des "tiers-lieux" montre à quel point le travail au sein des troisièmes espaces s'est banalisé aujourd'hui. L'idée selon laquelle la flexibilité passe nécessairement par le travail à domicile pourrait être remise en cause.

Regus, un fournisseur d’espaces de travail flexibles, a publié en octobre 2011 les résultats d'une étude sur le thème des tiers-lieux. Menée auprès de 17 000 entreprises du monde entier, elle démontre que l'activité professionnelle au sein de ce nouveau type de lieux de travail gagne du terrain.

Les auteurs rappellent d'abord que l'idée de « tiers-lieux», un lieu où l'on passe une partie de notre vie professionnelle mais qui ne soit ni le domicile ni le bureau, a été introduite dès 1989 par Ray Oldenburg dans son ouvrage The Great Good Place.

Aujourd'hui, grâce aux avancées de la technologie sans fil, ce concept a évolué : il ne s'agit plus d'un simple espace social ou d'un lieu de divertissement, mais d'un espace de travail flexible destiné aux collaborateurs itinérants. Devant la multiplication de ces lieux de toute sorte (centres d'affaires, clubs, bibliothèques et lieux informels tels que des cafés), Regus a voulu approfondir le sujet, et analyser les besoins et usages des entreprises.

Les avantages des tiers-lieux

L’enquête révèle que les collaborateurs qui exercent leur métier au sein des tiers-lieux leur attribuent des avantages significatifs :

  • Pouvoir travailler dans un espace proche du domicile améliore de manière significative l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, la satisfaction au travail ainsi que la productivité.
  • La proximité des troisièmes espaces par rapport au domicile permet aux utilisateurs de réduire leur stress, de ne pas perdre de temps dans les transports, d'éviter les embouteillages et de réduire leur empreinte carbone.
  • La grande majorité des personnes interrogées ne souhaitent pas travailler à domicile, facteur d’isolation. Elles préfèrent travailler en compagnie d'autres personnes et profiter ainsi de la synergie et de l'émulation des autres actifs.
  • Le travail au sein des tiers-lieux permet aux sociétés de réduire leurs engagements immobiliers, d'utiliser de manière flexible des équipements sur demande, tout en conservant une forte image professionnelle.

Un portrait-robot des utilisateurs

Selon l'étude Régus, 72 % des salariés travaillant au sein des tiers-lieux ont généralement recours aux centres d'affaires pour tout ou partie de leur temps de travail. 73 % de ces mêmes utilisateurs passent trois jours ou plus par semaine dans un centre d'affaires, et 70 % trouvent que ces centres favorisent plus la productivité que des lieux informels.

Les collaborateurs ayant adopté le numérique sont issus de toutes les catégories d'âge ; l'étude n'a pas établi de corrélation entre l'utilisation des tiers-lieux et l'âge des utilisateurs.

Selon le professeur Ziona Strelitz, qui a rédigé ce rapport : « Les conditions technologiques, économiques et sociales actuelles créent des opportunités pour chacun et présentent de nouveaux enjeux pour les entreprises. Les entreprises doivent ainsi relever un défi majeur : attirer et capter des talents. Le travail au sein des troisièmes espaces, lorsqu'il améliore la qualité de travail, va dans le sens de ce programme. »

Pour aller plus loin :

- Télécharger l'étude "Why place still matters in the digital age: Third place working in easy reach of home"
- Accès au site de Régus